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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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PER

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* PERMISSIONNAIRE, s. ni. Celui qui a reçu une per-mission, ou qui est porteur d’un permis.

* PERMISSIONNER, v. a. Accorder la permission, l'au-torisation d’exercer un métier sur la voie publique.»

* PERMUTABILITÉ, s. /'. Qualité de ce qui est permu-table, de ce qui peut être échangé.

* PERMUTABLE (lat. permutabilis), adj. Qui est sus-ceptible d’être permuté, changé ou échangé. || En gramm.Qui peut être permuté. Lettres permutables.

PERMUTANT, s. m. Celui qui permute.

PERMUTATION (lat. permutatio), s. f. Changementîle l’un pour l’autre. || En mathém. Transposition dechoses par rapport aux divers arrangements dont ellessont susceptibles. || En gramm. Changement d’une lettreen une autre. || Echange d’un emploi contre un autre.

PERMUTÉ, ÉE, p. p. de permuter.

PERMUTER ( \sl. permutare), v. a. Faire une trans-position de choses qui forment un tout, une série. 11 Faireune permutation d’emploi. || Absol. Il voudrait permu-ter avec son confrère. || Permuter se dit dans l’arméede deux officiers de même grade qui changent de régi-ment ou de corps. || Se permuter, v. r. En gramjn. Sesubstituer l’une à l’autre, en parlant des lettres. | ( Éprou-ver la permutation d’emploi. Un bénéfice se permute.

* PERMUTEUR, s.m. Celui qui fait un échange, un troc.

PERNICIEUSEMENT,®!!». D’une manière pernicieuse.

PERNICIEUX, EUSE (lat. perniciosus), adj. Quicause

la mort, la maladie. Cela est pernicieux à la santé. Lapernicieuse vertu d’une plante. || Fièvre pernicieuse, fiè-vre intermittente ou rémittente dont chaque accès est ac-compagné des symptômes les plus graves. || Fig. Quicausela ruine. De maximes pernicieuses. || Il se dit aussi despersonnes. De ligues, de complots pernicieux auteur, Rac,j| Une langue pernicieuse, une personne fort médisante.

* PERNICIOSITÉ, s. f. Caractère des fièvres perni-cieuses.

PER OBITUM !pèr-o-bi-tom’), loc. adv. lal. Terme depratique qui signifie : par mort ; il est adopté en styleecclésiastique. Un bénéfice vacant perobitum.

PÉRONÉ [izsponi), s. m. En anat. Os long et grêleplacé_ à la partie externe de la jambe.

PÉRONNELLE (nom propre analogue à Pérette), s. f.Jeune femme sotte et babillarde.

PÉRORAISON (lat. peroratio ), s. f. En rhét. Con-clusion d’un discours. || En mus. La conclusion d’unesymphonie, d’un discours musical.

PÉRORER (lat. perorare), v. n. Discourir longue-ment et avec prétention.

PÉROREUR, s. m. Famil. Celui qui a l’habitude depérorer. || On emploie aussi le féminin péroreuse.

PÉROT (dim. de père), s.m. T. d’eaux et forets. Ba-liveau qui a l’âge de deux coupes.

PÉROU, s. m. Contrée de l’Amérique méridionale,très-riche en or et en argent. |[ Fig. Un Pérou, un petitPérou, ce qui est très-avantageux. La campagne couvertede blés, de vignes et de troupeaux est pour l’homme unvrai Pérou, Rollin. || Gagner le Pérou, faire une grandefortune. |j Ce n’est pas le Pérou, se dit pour exprimerqu'une personne, qu’une chose ne sont pas d’une aussigrande valeur qu’on le dit.

PEROXYDE [per... et oxyde), s.m. Enchim. Combi-naison d’un corps simple avec la plus grande proportiond’oxygène qu’il puisse contenir.

PERPENDICULAIRE (lat. perpendicuiaris ), adj. Quise dirige sur une ligne, sur un plan, sans pencher ni d’uncôté, ni de l’autre, c’est-à-dire en faisant avec cette ligne,avec ce plan, deux angles droits. Lignes perpendiculaires,■j 5. /'. Une perpendiculaire, une ligne perpendiculaire,il T. de mar. La perpendiculaire à la route, la ligne quicoupe à angles droits la direction de la route d’un navireou celle de sa quille. |) Perpendiculaire du vent, la ligneperpendiculaire à la direction du vent régnant.

PERPENDICULAIREMENT, adv. D’une manière per-pendiculaire.

PERPENDICULARITÉ, s. f. Etat de ce qui est per-pendiculaire. La perpendicularité des rayons du soleil.

PERPENDICULE (lat. perpendiculum), s. m. Fil quitend en bas par le poids d'un plomb qu’on y attache.Il Hauteur verticale. Leperpendicule d’un clocher.

PEU

* PERPÉTRATION (lat . perpetratio) , s. f. En jurispr.Action de perpétrer. La perpétration d’un crime.

PERPÉTRÉ, ÉE, p. p. de perpétrer,

PERPÉTRER (lat. perpetrare), v. a. Usité seulementen jurisprudence. Commettre. Perpétrer un crime.

PERPÉTUATION, s. f. Action qui perpétue ; résultatde cette action. La perpétuation des espèces.

PERPÉTUÉ, ÉE, p. p. de perpétuer.

PERPÉTUEL, ELLE (lat, perpetualis), adj. Qui necesse point, qui dure toujours. La promesse d’un empireperpétuel, Boss. 11 Mouvement perpétuel, voy. mouvement.

|| En diplomatie, alliance perpétuelle, alliance dont ladurée n’est point limitée. ]| En horticulture, roses per-pétuelles, fraises perpétuelles, roses qui fleurissent, frai-ses qui fructifient pendant toute la bonne saison. || Quidure toute la vie. Exil perpétuel. [| Il se dit de certainescharges ou dignités dont on est pourvu pour toute la vie.Dans les academies qui forment l’Institut, les secrétaires-sont perpétuels. || Continuel, incessant. La vie d’unhomme de lettres est un combat perpétuel, Volt. (| Fré-quent, habituel. Des débats perpétuels.

PERPÉTUELLEMENT, adv. D’une façon perpétuelle.

PERPÉTUER [lut. perpetuare), v. «.Rendre perpé-tuel, faire durer toujours ou longtemps. Un père laissele plus d’enfants qu'il peut, afin de perpétuer son nom,Fontes. Par là nous perpétuons l’erreur parmi leshommes, Mass. || Se perpétuer, v.r. Durertoujours, êtretransmis. La loi assignait en Égypte à chacun son em-ploi, qui se perpétuait de père en fils, Boss. j| Se d taussi des races, des générations qui se_ succèdent. || Seperpétuer dans une charge, se maintenir dans un poste-qu’on ne devait posséder que temporairement.

PERPÉTUITÉ (lat. perpetuitus), s. f. Durée perpé-tuelle. La perpétuité de la religion. La perpétuité desfiefs. || A perpétuité, loc. adv. Pour toujours. || Conces-sion à perpétuité, se dit des terrains vendus à toujours-dans les cimetières. || A perpétuité, autant que durerala vie d’un homme. Condamner aux galères à perpétuité.|| A perpétuité, continuellement. Sur cette figure il yavait à perpétuité un sourire gracieux, Staël.

PERPLEXE (lat. perplexus), adj. Qui est dans la per-plexité. || Quicause la perplexité. Affaire perplexe.

PERPLEXITÉ (lat .perplexitas),s. f. Irrésolution quirésulte de choses embarrassées et confuses. Ah ! ne metiens donc plus l’âme en perplexité, Cors.

PERQUISITION (pér-ki-ZL-sion. L'.d.perqaisitw), s.f.Recherche exacte que l’on fait d’une personne ou d’unechose. Perquisition à domicile.

* PERRÉ [pierre], s. m. Revêtement en pierre qui pro-tège les abords d’un pont, et empêche l’eau de les dé-grader. || Petit canal rempli de pierres concassées.

PERRETTE, s. f. Nom propre dérivé de Pierre, em-ployé dans cette locution : Boîte à Perrette, argent, va-leurs mises de côté pour un besoin.

* PERRIÈRE Ipierre), s. f. Dansle moyen âge, machinede guerre qui lançait des pierres, des traits, des feux gré-geois. || Carrière d’où l’on tire l’ardoise en Anjou, etdans certaines provinces carrière de pierres.

PERRON (b. lat. petronus, du lat. pelra), s. m. Es-pèce de palier ou de repos, où l’on monte par plusieursmarches, devant la porte d’une église ou d’autres bâti-ments. || Degrés d’une chute d’eau qui tombe par étages.

PERROQUET (ital. perrochetlo et parruchetto, dePerot, Pierrot, ou àeperruque ?) , s.m. Oiseau à gros bec,qui imite la voix humaine. || Bâton de perroquet, bâtonétabli sur un plateau de bois, et garni de distance endistance d’échelons, auquel les perroquets aimentà grim-per, et lig. maison à plusieurs étages dont chacun n’aqu’une chambre. || En bec de perroquet, en forme dubec de perroquet, j] Famil. Parler comme un perroquet,parler sans comprendre ce qu’on dit. || Fig. In perro-quet, celui qui a appris quelque chose par cœur, sansle comprendre. || T. de mar. Nom donné à de seconds mâtsqui s’arborent sur les hunes du grand niât et de la misaine,et sur celles du beaupré et de l’artimon, et aux voiles queces mâts portent. || Perroquet de fougue, voy. fougue.

PERRUCHE (voy. perroquet), s. f Femelle du perro-quet. |[ Petit perroquet à longue queue. |( T. de mar. Voile-carrée qui se hisse au-dessus du perroquet de fougue.