PER
PES
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fait naufrage, se perd ou périt. || Portion perdue enchoses, en argent, en espace, etc. 11 y aura de la pertedans la coupe de cet habit, dans la taille de ce marbre,etc. || Etre en perte d’une somme, l’avoir perdue.(JAbsol.11 est toujours en perte. j| Se dit au jeu de ce qui passeentre les mainsde l’adversaire. Une perte de mille francs.|| On le dit des hommes tués ou blessés dans les ba-tailles. Nos pertes sont considérables. || Être repousséavec perte, en parlant d'une troupe, reculer en laissantdes morts, des blessés, et fig. avoir le désavantage dansune discussion. |j II se dit de ce qui s’échappe et se perdpar des pertuis.il y a des pertes d’eau. || La perte duRhône, le lieu où il s’enfonce dans un trajet souter-rain, pour reparaître plus loin. || Perte de sang ou absol.perte, écoulement de sang. || Ruine, en ce qui regardele gouvernement, la fortune, la réputation, les mœurs,etc. Ce serait la perte des affaires, du crédit, de l’État,etc. || Jurer, résoudre la perte de quelqu’un, jurer,résoudre sa mort, sa ruine. || En théol. La perte de l’âme,la damnation éternelle. | [ Mauvais succès, issue fâcheuse.La perte d’une partie de jeu, d’un procès, d'une bataille.|| Mauvais ou inutile emploi d’une chose.. Une grandeperte de temps. La perte des occasions. || A. perte, foc.adv. Avec perte, en perdant. Vendre à perte. || A pertede vue, foc. adv. Voy. vue. || A perte d’haleine, jusqu’àne pouvoir plus respirer. || Es pure perte, loc. adv. Sansutilité, sans résultat. || On dit aussi à pure perte.
PERTINEMMENT, adv. D’une manière pertinente, entouchant précisément le point en question. 11 parle, ceme semble, assez pertinemment, Rac.
PERTINENCE, s. f. Qualité de ce qui est pertinent.La pertinence de ses raisons. || En procédure, la perti-nence des moyens, des faits et articles.
PERTINENT, ENTE (ht. pertinent), adj. T. de pra-tique. Qui se rapporte à la question, qui a trait à la ques-tion. (| Dans le langage général, raisons pertinentes, rai-sons convenables à ce qu’on veut prouver.
PERTUIS (pèr-tuî. Lat. perlutut), s. m. Trou, videqu’on fait en perçant, forant. || Trou d’une filière. ||Troupar on se perd l’eau d’un bassin, d’une fontaine, d’unréservoir. || Ouverture pratiquée à une digue pour lepassage des bateaux. || Ouverture par laquelle l’eaupasse d’une écluse dans un coursier pour faire mou-voir une roue. || Détroit resserré entre une île et laterre ferme, ou entre deux îles. J| Nom donné sur laSeine aux rapides. ||Nom donné, dans une rivière na-vigable par eclusées, à un endroit resserré où l’on éta-blit le barrage mobile de planches pour retenir l’eau.
PERTUISANE (ital. partigiana),t. f. Ancienne armed’hast, dont le fer présente une pointe à la partie supé-rieure, et sur lescôtes des pointes,des crocs, des croissants.
PERTURBATEUR,TRICE (lat. perturbator), s.m. et f.Celui, celle qui cause du trouble. Perturbateur du repospublic, de l’Europe, etc. || Adj. Qui trouble. Des causesperturbatrices. || En mécan. Force perturbatrice, forcequi trouble la régularité des mouvements. || Méthode oumédecine perturbatrice, méthode de traitement con-sistant dans l’emploi de moyens actifs qui tendent à trou-bler et à abréger la marche des maladies.
PERTURBATION liât, perturbatio), s. f. Dérange-ment dans les mouvements des corps célestes. || Mou-vements brusques et eu apparence accidentels que l’ai-guille aimantée éprouve quelquefois. || Trouble, émotiona l’occasion de quelque mouvement dans le corps. [| Bou-leversement dans un État. || Entraves mises à la mar-che d’une maladie par les agents thérapeutiques.
PERVENCHE (lat. pervinca), s. f. Genre de plantesde la famille des apocynées.
PERVERS, ERSE (lat. perversus), adj. Dont l’âme esttournée vers le mal. Un animal pervers. Un cœur per-vers. || Il se dit aussi des choses. Des doctrines, per-verses. Siècle pervers. || S. m. Homme pervers.
* PERVERSEMENT, adv. Avec perversité.
PERVERSION (lat. perversio) , s. f. Changement debien en mal. La perversion des mœurs. || Trouble, dé-rangement. 11 y a perversion de l’appétit dans le pica.
PERVERSITÉ (lat. perversitas), s. f. État de ce quiest pervers. Trop de perversité règne au siècle où noussommes, Mot, Cette perversité de principes, d’Alemb.
PERVERTI, IE, p. p. de pervertir.
PERVERTIR (lat. pervertere), v. a. Faire changer debien en mal, en matière de morale. Les mauvaises com-pagnies l’ont perverti. || Déranger, troubler. Pervertirl'ordre des choses. 11 Pervertir le sens d’un passage, l’alté-rer, le dénaturer. || Se pervertir, v. r. Devenir perverti.
* PERVERTISSEMENT, s. m. Action de pervertir. Per-vertissement de la religion naturelle, Volt.
PESADE (peser), s. f. T.' de manège. Air relevé, danslequel le cheval, sans que les pieds postérieurs quittentle sol, s'élève du devant, comme s'il voulait sauter.
* PESAGE, s. m. Action de peser. || L’action de peserles jockeys qui vont courir. L'enceinte du pesage.
PESAMMENT, adv. D’une manière pesante. || Pesam-ment armé, se dit de ceux qui, dans l’antiquité ou lemoyen âge, étaient armés de toutes pièces. || Fig. D’unemanière qui semble alourdie par un poids. Parler pe-samment. || Fig. Sans facilité, sans grâce.
PESANT, ANTE, adj . Qui pèse. Laissez là ces mous-quets trop pesants pour vos bras, Bon. || Fig. Le jougpesant de la nécessité. || Enphys. Qui est doué de lapropriété de tendre vers le centre de la terre. Les corpspesants. || Qui est du poids réglé par la loi. Espèces pe-santes. || T. de mar. Un grain est pesant, le vent est pe-sant, quand leur violence est dans le cas de faire incli-ner le navire outre mesure. || T. de manège. Cheval pe-sant, celui qui ne s'enlève pas facilement du devant.|| Il se dit des coups qui tombent avec poids, qui sontviolents. || Avoir la main pesante, le bras pesant, êtrefort et robuste, donner de grands coups. || Fig. Il a lamain pesante, se dit de celui dont la vengeance est àcraindre. || Qui manque d'agilité, de légèreté. Ce chirur-gien, ce maître d’écriture, ce peintre a la main pesante.
11 Lent, tardif. Cette femme devient pesante. Le vol pesantd’un oiseau. || Fig. Qui engourdit. Sommeil pesant.Ivresse pesante. || Avoir la tête pesante, éprouver un sen-timent comme d'un poids dans la tête, j | Fig. Qui manquede grâce, de prestesse, de vivacité, en parlant des per-sonnes. || Il se dit aussi des choses. Style pesant. || Fig.A charge, qui semble peser, en parlant des personnes etdes olioses. Un secret pesant. Ne considérez point cettegrandeur suprême, Odieuse aux Romains et pesante à moi-même, Corn. || Onéreux. Ce voyage est une chose pesantepour vous. || Subst. Valoir son pesant d’or, avoir d’ex-cellentes qualités, en parlant des personnes, une grandevaleur, en parlant des choses. || Adv. Mille livres pesant.
PESANTEUR, s. f. Qualité de ce qui est pesant. Lapesanteur naturelle des corps. [| En phys. La tendancede tous les corps à tomber vers le centre de la terre.j| Pesanteur universelle ou attraction, tendance de tousles corps planétaires les uns vers les autres. || Pesanteurspécifique, voy. spécifique. || Impression que fait uncorps grave par sa chute ou par son choc. Il resta étourdide la pesanteur de sa chute. La pesanteur du coup souventnous étourdit, Corn. || Malaise en quelque partie ducorps. Pesanteur de tête, d’estomac. J| Lenteur, défautd'activité et de célérité. La pesanteur de Rage. Cet étatmalheureux de l’âme asservie sous la pesanteur du corps,Boss. || Fig. Défaut de légèreté, de vivacité, de pénétra-tion. La pesanteur du style. La pesanteur d’esprit.
PESÉ, ÉE, p. p. de peser. || Tout bien pesé, aprèsexamende toutes les circonstances.
* PÈSE-ACIDE, s. m. Instrument qui indique la densitéd’une liqueur acide. || Au pl. Des pèse-acide ou acides.
PESÉE, s. f. Action de peser. || La quantité de ce quia été pesé en une fois. || Effort qu’on fait avec une pincepour forcer une porte, un tiroir, etc. || Faire une pesée,pousser ou soulever un corps à l’aide d’un levier.
* PÈSE-ESPRIT, s. m. Instrument pour éprouver les li-queurs spiritueuses. || Aupl. Des pèse-esprit ou esprits.
* PÈSE-LAIT, s. m. Voy. galactomètre. || Au pl. Despèse-lait.
PÈSE-LIQUEUR, s. m. Instrument par lequel on dé-termine la pesanteur spécifique des liquides. || Au pl.Des pèse-liqueur ou liqueurs.
PESER (lat. j>ensare), v. a. Comparer la pesanteurd’une chose avec un poids connu et certain. Peser dupain. [| Fig. Examiner une chose attentivement pour enconnaître le pour et le contre. On ne pardonne rien aux