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hommes d’un certain ordre : on pèse leurs plus indiffé-rentes actions dans une balance rigoureuse, Dider. || Ab-sol. Pesez, examinez. |] Peser les mots, les paroles, enapprécier les conséquences. || Peser toutes ses paroles,parler avec lenteur, avec circonspection. || Apprécier, enparlant des personnes. Il pesait les esprits, et donnait àchacun le rang qu’il méritait, Fléch. || On dit dans unsens analogue : Peser les raisons, les voix, etc.
Peser, b. n. Avoir un certain poids. Tous les corpspèsent. Les trente kilogrammes que cet enfant a pesé.|| Cette pièce d’or ne pèse pas, elle n’a pas le poids lé-gal. || Cela ne pèse pas plus qu’une plume, se dit d'unechose très-légère. || Fig. Il ne pèse pas une once, se ditd’un homme que la joie rend vif, alerte. || Fig. Ce quepèse son bras, sa force, sa vaillance dans les combats.|| Par menace. Tu sauras ce que pèse ma main, tu éprou-veras les effets de ma colère. || T. de mar. Le vent pèse,il fait incliner le navire. 11 Graviter. Tous les corps, selonM. Newton, pèsent les uns sur les autres, ou s attirenten raison de leurs masses, Fontes. || Fig. Avoir la valeurde. Le héros et le grand homme mis ensemble ne pèsentpas un homme de bien, la Bruy. || Faire sentir un poids.Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent! Rac.Appuyer fortement sur une chose. Peser surun levier.Fig. Peser sur, exercer une pression, de l’intimidation.T. de mar. Agir sur les cordages par son propre poids,les raidir en les tirant de haut en bas. || Fig. Causer unmalaise comparé à la pesanteur. Cette viande pèse surl’estomac. Son déjeuner lui a pesé toute la journée. || Cau-ser un malaise moral. Cet aveu me pesait. Rien ne pèsetant qu’un secret, la Font. || L’argent lui pèse, se ditd’un prodigue qui a hâte de dépenser. || Fig. Être sou-tenu, reposer sur, en parlant de choses importantes. Toutle fort des combats pèse aujourd’hui sur moi, Delille.|j Être à charge. Ma funeste amitié pèse à tous mes amis,Rac. || Peser sur les épaules, être ennuyeux, fatigant.|| Peser sur les bras, être à charge par la dépense. |j De-meurer plus longtemps sur. Peser sur une syllabe. || Pe-ser sur, faire remarquer. Pesons davantage sur cette pa-role, Ross. || Se peser, v. r. Être pesé.
«PÈSE-SIROP, s. m. Instrument indiquant la densitédu sirop de sucre. || Au fl. Des pèse-sirop ou sirops.
PESEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui pèse. |] Fig.Peseurs de brèves et de longues, Ménage.
* PÈSE-VIN, s. m. Yoy. œnomètre. || Au fl. DespèsG-vinou vins.
PESON (feser), s. m. Peson à contre-poids, instru-ment qui sert à peser, et qui est composé d’un fléau oud’une verge, d’une masse ou contre-poids, et d’un cro-chet pour suspendre. || Nom de la masse ou contre-oids. || Morceau de plomb que les femmes mettent auout de leur fuseau, atin de le tourner plus facilement.
* PESSE fiat, picca), s. f. Nom vulgaire du sapin.
* PESSIMISME, s. m. Neolog. Opinion des pessimistes.PESSIMISTE (lat. fessimus), s. m. Celui qui croit
que tout va mal.
PESTE liât, festis), s. f. Il se dit, en général, degraves maladies contagieuses ou épidémiques. || Pestebovine, maladie très-contagieuse qui attaque l’espèce bo-vine. || En méd. Maladie fébrile, généralement conta-gieuse, endémique dans le Levant, souvent épidémique,caractérisée par des bubons et des anthrax. || Peste noire,épidémie qui régna dans le milieu du xiv» siècle. || Fuirquelqu’un ou quelque chose comme la peste, s’en écarterle plus possible. || Fig. et famil. Dire peste et rage dequelqu’un, en dire tout le mal possible. || Fig. chosepernicieuse, funeste, qui corrompt le cœur ou l’esprit.La Discorde.... Peste fatale aux potentats, Mai,h. || 11 sedit aussi des personnes qui peuvent faire beaucoup demal, des animaux nuisibles ou incommodes. Il ne man-uait pas de flatteurs, peste fatale qui renverse plus'États que les armes des ennemis, Vaugelas. Les loirssont la peste des jardins. || Famil. C’est une méchantepeste, se dit d’un méchant petit garçon, d’une jeune filletrès-malicieuse. || Des pestes de..., des gens très-désa-gréables. Des pestes de valets j’admirel’insolence, Ih rtc-roche. || Par imprécation. La peste du.. ! Peste soitdu.. !La peste soit du causeur ! Mol. || La peste soit le..! Pestesoit le.. ! La peste le.. ! La peste soit la bête! Mol. || La
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peste soit fait le..! La peste soit fait l’homme, et sachienne de lace! Mol. ! La peste m’étouffe, monsieur, sije le sais! Mot. || Par exclamation, peste ou la peste!Peste ! où prend mon esprit toutes ces gentillesses? Mol.
PESTER {peste), v. n. Famil. Témoigner de la mau-vaise humeur par des paroles aigres et emportées. Pestercontre l’e-pèce humaine.
PESTIFÉRÉ {lat. pestïferus), adj. Qui communiquela peste. Un air pestiféré. || Fig. Les pestiférés maxi-mes du cardinal Mazarin, St-Simon.
PESTIFÉRÉ, ÉE, adj. Infeclé de peste. Un lieu pes-tiféré. || Atteint de peste. Un malade pestiféré. || Susbt.Un pestiféré. Une pestiférée. || Fuir quelqu’un commeun pestiféré, éviter tout commerce avec lui.
* PESTIFÉRER, i). fl. Communiquer la peste, au propreet au figuré.
PESTILENCE (lat . pestilentia), s. f. Peste ou mala-die contagieuse répandue dans un pays (vieilli en cesens). Un temps de pestilence. || Fig. Chaire de pesti-lence, chaire où l’on professe une mauvaise doctrine.
PESTILENT, ENTE (lat. jieslilens), adj. Qui tient dela peste. Une fièvre pestilente. || Qui donne la peste. Unevapeur pestilente. || Fig. Des doctrines pestilentes, Ross.
PESTILENTIEL, ELLE, adj. Qui a le caractère de lapeste. || Fièvre pestilentielle, toute fièvre dans laquelle ilsurvient des charbons, des bubons. |J Maladie pestilen-tielle, la peste, et par extens. les maladies contagieusesde mauvais caractère. || Qui donne la peste. Des vapeurspestilentielles. || Fig. Ce germe pestilentiel qui avait silongtemps infecté la terre, Voltaire.
PET (pè. Lat. peditus), s. m. Vent qui sort par enbas avec bruit. J| Pet de nonne, petite pâte sucrée et aro-matisée, frite de telle sorte qu’elle est pleine d’air aumilieu. || Pet d’âne, plante.
PÉTALE [néraXov). s. m. En bot. Nom qu’on donne àchacune des pièces qui composent la corolle d’une fleur.
PÉTALISME (itsTalia/io;), s. m. Sentence populairepar laquelle les Syracusains condamnaient à l’exil, pourcinq ans, ceux d’entre leurs concitoyens dont la puis-sance paraissait dangereuse pour la liberté publique.
PÉTARADE, s. f. Suite de pets que font certains ani-maux en ruant. || Bruit qu’on fait de la bouche, par mé-pris pour quelqu’un. Il m’a répondu par une pétarade.|| Explosion, coups de canon inutiles, feux d’artifice.
PÉTARD, s. m. Boîte en bois ou en métal, remplie depoudre, employée pour faire sauter les portes, les bar-rières, etc. Pièce d’artifice composée d’un cylindre en car-ton rempli de poudre tassée. || Fig. Néolog. Tirer un pé-tard^ faire quelque excentricité pour se faire remarquer.
PÉTARDÉ, ÉE, p.p. de pétarder.
PÉTARDER, v. a. Enfoncer, faire sauter, en faisantjouer un pétard. Pétarder une porte, une roche.
PÉTARDIER, s. m. Celui qui fait ou qui applique lespétards.
PÉTASE (nêTxaoç), s. m. Sorte de chapeau en usagechez les anciens ; il était à larges bords, et protégeaitcontre la pluie et le soleil. || Famil. Chapeau d’homme.
PÉTAUD, s. m. Usité dans cette, locution : La cour duroi Pétaud, un lieu de désordre et de confusion et où toutle monde est le maître. || Plusieurs disent Pétaud.
PÉTAUDIÈRE, s. f. Assemblée confuse, où chacunfait le maître. || Plusieurs disent pétaudière.
PÉTÉCHIAL, ALE (pé-té-cbi-al’), adj. En méd. Quiressemble à des pétéchies. || Qui est accompagné de pé-téchies. Fièvre pétéchiale.
PÉTÉCHIES (pé-té-chie. Lat. médical pestichiœ, dulat. pestis), s. f.pl. En méd. Taches pourprées, sem-blables à des morsures de puce, qui se manifestent sou-vent sur la peau dans des maladies aiguës très-graves.
PET-EN-L’AIR, s. m. Robe de chambre qui ne des-cend que jusqu’au bas desreins.|| Aupl. Des pet-en-l’air.
PÉTER (pet), v. n. Faire un pet. || Faire un bruitsubit et éclatant. Ce vin fait péter les bouteilles. Le selpète dans le feu. || Son fusil lui a pété dans la main, il luia crevé dans la main en faisant explosion. 11 Fig. et trivia-lement, péter dans la main, faire défaut, manquer aumoment nécessaire. || Faire péter dans la main, fairemanquer. || Plusieurs disent peter.
PÉTEUR ou PÉTEUX, PÉTEUSE, s, m. et f. Celui,
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