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PHARMACOPÉE (oxppas.onotfoi), s. f. Livre qui en-seigne la manière de préparer et de composer les mé-dicaments.
PHARIYJACQPOLE (lat. pharmacopola, de yxptza.sn-itwlvji), s- »». Terme qui ne se dit que par plaisan-terie. Apothicaire, vendeur de drogues, charlatan.
* PHARYNGIEN, lENNE.aof/. Quiarapport au pharynx.
* PHARYNGITE, s. f. Inflammation du pharynx.
J* PHARYNGO-LARYNGITE, s. f. Inflammation du pha-rynx et du larynx.
PHARYNX (fipw/Z), s. m. Cavité musculo-membra-neuse Taisant suite à la bouche, dont elle est séparée parle voile du palais, et se continuant avec l’œsophage.
PHASE (ÿâvis), s. f- Apparences diverses de la luneet de quelques planètes, suivant la manière dont ellesreçoivent la lumière du soleil. || Fig. Changements suc-cessifs qui se remarquent dans certaines choses. Les pha-ses de f humanité. Les phases d'une affaire.
PHASÉOLE, s. f. Voy. faséole.
PHÉBUS (fé-bus’. Lat. Phœbus, de q>oîêos) ,s. m. Apol-lon, dieu du soleit et dieu des vers. || Fig. et avec un pminuscule, galimatias prétentieux. Parler phébus. Lamagnificence de paroles avec de faibles idées est pro-prementdu phébus, Vacvenaugues. (| En parlant des per-sonnes, homme faisant le beau parleur. Qu'un beau phé-bus lui débite ses gentillesses, J J. Rouss.
PHÉNICOPTÈRE (potvixoïrTÉpos), s. m. Flamant.
* PHÉNIQUE, adj. En chim. Qui a rapport au phénol.|| Acide phénique, produit de la distillation de la houille.
PHÉNIX (yotviÇ), s. m. Oiseau fabuleux, unique enson espèce, qui, disait-on, vivait plusieurs siècles, etqui brûlé renaissait de sa cendre. || Fig. Personneunique dans son genre, supérieure aux autres. Vousêtes le phénix des hôtes de ces bois, la Font. Le phénixde la poésie chantante [Quinault], la Bbdy. || Il se ditaussi des choses. Et cet heureux phénix [un sonnet sansdéfaut] est encore à trouver, Boil. | [Constellation australe.
* PHÉNOL (yatvsiv), s. ni, En chim. Substance extraitedes huiles lourdes que fournissent les goudrons des gaz.
* PHÉNOMÉNAL, ALE, adj. Néolog. Qui tient du phé-nomène. || Famil. Surprenant, étonnant.
PHÉNOMÈNE (ysavd/xsvoy), s. ni. En philos. Tout cequi tombe sous les sens, tout ce qui peut affecter no-tre sensibilité d'une manière quelconque, soit au phy-sique, soit au moral. || En méd. Tout changement ap-préciable par nos sens, qui survient dans un organe ouune fonction. Le phénomène de la respiration. || Toutce qui paraît d’extraordinaire dans l’air, dans le ciel. Lescomètes, les météores sont des phénomènes. || Ce quiest rare et surprenant C’est un phénomène que de vousvoir ici. L’établissement de l’Académie et le phénomènedu Cid, Volt. || 11 se dit des personnes qui surprennentpar leurs talents, leurs actions, etc. Phoeion était à lafois grand capitaine et grand homme d’État, phénomèneauquel dans ce siècle on n'était plus accoutumé, Cov-dillac. 11 Chose ou personne extraordinaire qu’on montreà la foire. Phénomène vivant.
«PHIL... ou PHILO... Préfixe signifiant qui aime etvenant du grec ylio;.
PHILANTHROPE [ifùiiBpanot), s. m. Celui dont lecœur est porté à aimer les hommes. || Celui qui s’oc-cupe des moyens d’améliorer le sort de ses semblables.
PHILANTHROPIE ( ? ti«v0p4ntte 1, s. f. Amour del’humanité. 11 Charité établie en règles.
PHILANTHROPIQUE, adj. Quia rapport à la philan-thropie ; qui est inspiré par la philanthropie.
PHILHARMONIQUE (phil.... et harmuniqué), adj.Qui aime l’harmonie, la musique, en parlant de cer-taines sociétés musicales. Société philharmonique.
PH1LHELLÈNE s. m. Anciennement, ami
des Hellènes, de leurs arts, de leur civilisation, en par-lant d’hommes qui n’étaient pas Grecs. || Ami des Grecsmodernes, favorable à leur indépendance. || Volontaireau service de la Grèce moderne.
PHILIPPIQUE (ÿtXïxizi/.à~, s. e. loyoç), s. f. Haran-gues de Démosthène contre Philippe, roi de Macédoine.|| Par extens. Nom donné aux discours de Cicéron con-tre Marc-Antoine. || Discours violent et injurieux.
PHILOLOGIE (yiioÀoyia), S. f. Sorte de savoir géné-
ral qui regarde les belles-lettres, les langues, la critique,etc. |J Etude et connaissance d’une langue en tant qu’elleest l'instrument ou le moyen d’une littérature. || Phi-lologie comparée, étude appliquée à plusieurs langues.
PHILOLOGIQUE [ou c, oy r/-K], adj. Qui concerne laphilologie. La critique philologique.«PHILOLOGIQUEMENT, ado. D’une manière philolo-gique.
PHILOLOGUE (ytioloyos), s. m. Homme qui s’occupede philologie.
PHILOMATHIQUE ( phil... et îjvJw:j , adj. Qui aimeles sciences. Société philomathique.
* PHILOSOPHAILLER (Il mouillées), v. n. Néolog.Faire de la philosophie à tort et à travers.
PHILOSOPHALE, adj. f. Pierre philosophale, pierrequi, composée selon les règles des philosophes ou alchi-mistes avec de petites quantités d’or ou d’argent deve-nues, grâce à certains procédés, alcliimiquement vi-vantes et capables de communiquercette vie, devait avoirla propriété de transmuer les métaux inférieurs en or ouen argent. || 11 n’a pas trouvé la pierre philosophale, ila l’esprit borné. || Il faut qu’il ait trouvé la pierre philo-sophale, se dit d’un homme qui fait des dépenses fort au-dessus du revenu qu’il paraît avoir. U Fig. C’est la pierrephilosophale, c’est une chose impossible à trouver.
PHILOSOPHE (lat .philosophas, de 5 nXiaoyo;), s. m.Dans l’ancienne Grèce, ami de la sagesse. || Celui quis’applique à la recherche des principes et des causes.
11 Celui qui s’applique à l’étude de l’homme et de ta so-ciété, à l’effet de rendre ses semblables meilleurs et plusheureux. || Celui qui cultive sa raison, conforme sa con-duite aux règles de la saine morale, et affermit son âmecontre les coups du sort. 11 Au fém. C’est une philosopheenfin; je n’en dis rien, Mol. || Celui qui mène une vietranquille et retirée, hors de l’embarras des affaires.|j Celui qui ne reconnaît pas la révélation. || Nom donné,dans le xvm® siècle, à des hommes qui cultivaient la phi-losophie et la faisaient servir au renversement des an-ciennes opinions. || Dans les collèges et lycées, étudianten philosophie. || Alchimiste. |[ Adj. Qui est philosophe.Un naturel philosophe. Une reine philosophe. Un sièclephilosophe. || Il se dit quelquefois pour philosophique.Mon flegme est philosophe autant que votre bile, Mol.
PHILOSOPHER (lat. phtlosophan ), v. n. Traiter,raisonner des choses qui regardent la philosophie. || Rai-sonner, discuter sur diverses matières de morale ou dephysique. |j Argumenter, disputer trop subtilement.|| Raisonner sur, tirer des inductions.
PHILOSOPHIE (lat. philosophia, de fi).070?ix),s. f.Étude des principes et des causes, ou système des notionsgénérales sur l’ensemble des choses. 11 Système particu-lier de philosophie. La philosophie de Descartes. 11 Philo-sophie naturelle, par opposition à philosophie morale, en-semble des sciences astronomique, physique, chimiqueet biologique. || Système des idées générales qui appar-tiennent à une science, à un art. La philosophie de lachimie, de. l’art de la guerre, etc. || Philosophie de l'his-toire, théorie des faits historiques telle qu’elle fassesaisir l’enchaînement des phases de la civilisation et desépoques du genre humain. jjOuvrage composé sur la phi-losophie d’une science (avec une majuscule). La Philoso-phie de la botanique. 11 Cours de philosophie qui se fait àdes élèves. || La classe où l’on enseigne la philosophie.[| Doctrines d’un certain nombre de penseurs du xvm esiècle qui attaquaient les opinions traditionnelles en reli-gion et en politique. || Étudede la société et de la morale.Socrate est regardé comme le fondateur de la philosophiemorale chez les Grecs, Rollin. || Fermeté et élévationd’esprit par laquelle or, se met au-dessus des événementset des prej ugés. La philosophie est bonne à quelque chose,elle console, Volt. || Philosophie païenne ou naturelle,philosophie fondée sur les lumières naturelles. || Philoso-phie chrétienne, philosophie fondée sur les croyances duchristianisme. 11 Système particulier qu’on se fait pour laconduite de la vie. Sa philosophie consiste à ne se tour-menter de rien. || T. d’imprim. Caractère de dix points.
PHILOSOPHIQUE Rat. philosophions), adj. Qui ap-partient à la philosophie. Enseignement, livres philo-sophiques. || Habituel aux philosophes. Le sérieux phi-