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PIOCHÉ, tE,p. p. de piocher.
* PIOCHEMENT, s. m. Action de piocher.
PIOCHER, v. a. Fouir avec une pioche. Piocher une
vigne. || V. n. Fig. Dans l'argot des écoliers et des étu-diants, travailler avec ardeur et assiduité. Il piochedouze heures par jour. || V. a. Piocher le grec, le code deprocédure. || Fig. et popul. Se piocher, v. r. Se battre.
* PIOCHEUR, s. m. Ouvrier qui pioche. || Fig. Écolier,étudiant qui travaille beaucoup.
* PIOCHEUSE, s. /. Machine à piocher.
* PIOCHON, s. m. Petite pioche.
PION (anc. fr. poon, paon, ou lat. pedo, piéton?),s. m. Chacune des plus petites pièces au jeu des échecs.IJ Aller à dame, en parlant d'un pion, voy. dame. || Fig.Souvent avec des pions qu’on ménage bien, on va à dameet on gagne la partie, la Bruy. || Fig. Damer le pion àquelqu’un, voy. damer. ||Une despièces du jeu de daines.
* PIONNAGE, s. m. Travail de pionnier.
PIONNER ( pion); v. n. Prendre beaucoup de pions.|| Au jeu de dames,perdre autant de pions qu’on on prend.
* PIONNER, v. u. Faire un travail de pionnier.PIONNIER (anc. fr. pion, fantassin, du lat. pedo),
s. m. Travailleur dont on se sert à l’armée pour aplanirles chemins, remuer les terres. || Fig. Un travailleur.|| Soldat des compagnies de discipline.
PIOT (anc. fr. pier, boire!, s. m. Popul. Vin. Leurvoyant de piot la cervelle échauffée, Régnier.
PIPE (voy. piper), s. f Tuyau terminé par un petitvase dans lequel on allume du tabac dont on aspire la fu-mée. || Allumer sa pipe, allumer le tabac qui est dans lefourneau de la pipe, [f Fumer une pipe, prendre en fuméeautant de tabac qu’il en peut tenir dans le fourneau dela pipe. ||Popul. Fumer sanspipe, bouillir de colère. 11 Ha-bitude, action de fumer. La pipe diminue l’appétit. 11 Parextens._ Grande futaille qui contient un muid et demi.PIPÉ, ÉE, p. p. de piper. Des dés pipés.
PIPEAU (pipe), s. m. Chalumeau, flûte champêtre.11 Petit chalumeau qui sert à contrefaire le cri des oiseaux.j| Au pl. Petites branches enduites de glu pour prendreles oiseaux. || Fig. et famil. Artifices par lesquels oncherche à tromper les autres. l’ai évité ses pipeaux.
PIPÉE (voy. piper), s. f. Sorte de chasse dans la-quelle on contrefait le cri de la chouette, pour attirer lesoiseaux sur des branches enduites de glu. || Emplace-ment et appareil de la pipée.
PIPER (lat. pipare), v. n. Faire entendre un petitcri, en parlant du poulet, d’un oiseau. || Fumer unepipe. 11 Contrefaire le cri de la chouette. || V. a. Pren-dre à la pipée. Piper la bécasse. j| Absol. Piper. |{ Fig.Tromper, séduire, enjôler. Le présent ne nous satisfai-sant jamais, l’espérance nous pipe, Pasc. |l Piper desécus, les escamoter d’une façon quelconque. || Piper desdés, les préparer pour tromper au jeu. || Piper des car-tes , faire à des cartes des signes de reconnaissance.|j Tromper au jeu. Vous pipâtes au jeu, pour douze milleecus, ce jeune seigneur étranger, Mol. || Absol. Piper.|| Se piper, v.r. Se faire illusion, tromperie à soi-même.
PIPERIE, s. f. Tromperie au jeu. j[ Fig. Tout cequ’onvoit de lui n’est que... Piperie, artifice, Régnier.
PIPEUR, s. m. Celui qui fait jouer les pipeaux à lachasse. || Fig. Filou qui trompe au jeu, en substituantde fausses cartes ou de faux dés en la place des bons.|| Celui qui trompe de quelque manière que ce soit. Lespipeurs d’argent, Blff. || Adj. Les longueurs infinies[des charlatans], Qui ne sont après tout qu’un mystère pi-peur Pour se faire valoir et pour vous faire peur, Coiin.
* PIPIEMENT, s. m. Cri des petits oiseaux.
* PIPIER (lat. pipiare), v.n. Crier comme le moineauouïes petits oiseaux.
* PIQUAGE, s. m. Action de piquer le grès ou le moellonavec ie marteau. || Action du soc qui s'enfonce dans le sol.
PIQUANT, ANTE, adj. Qui pique. Los orties sont pi-quantes. || Qui est de haut goût et pique le palais. Mou-tarde piquante. || Fig. Le sel piquant de ses bons mots.|| Sauce piquante, sauce fortement relevée par du vinai-gre et des échalotes. || Il se dit d’une température quiest très-froide. Un vent, un froid piquant. || Fig. Qui faitune impression morale comparée à une piqûre. Mille dé-plaisirs, d’autant plus piquants qu’on avait moins lieu de
les attendre, Boord. || Fig. Il se dit des paroles qui bles-sent. Des motspiquants. || Même sens, en parlant des per-sonnes ou deleur humeur. Parler et offenser, pour de cer-taines gens, est précisément la même chose ; ils sont pi-quants et amers, la Bruy. || Fig. Qui exerce sur l’espritune action comparée à la sensation que produit sur le pa-lais un mets épicé. La sagesse pallie les défauts du corps,ne rend la jeunesse que plus piquante, la Bruy. Les at-traits piquants du danger, Bernard. 11 Fig. Plein de viva-cité, de finesse, d’agrément, en parlant des personnes etdes choses. Elle ne doit tous ses défauts qu’au désir de pa-raître piquante, Genlis. || En parlant des personnes, quiplaît par la vivacité, l’agrément de la physionomie, plusquepar la régularité des traits. Une beauté piquante. || S.m. Pointes que portent certaines plantes, certains ani-maux. Lespiquants de l’acacia.||Fig.Cequi blesse commeles épines. || Fig. Ce qui plaît à l’esprit, comme au pa-lais un mets épicé. Le piquant de l’aventure. Les Lettresprovinciales ont perdu beaucoup de leur piquant, Volt.
PIQUE (pic), s. f. Chez les anciens, arme formée d’unlong bois garni d'un 1er plat et pointu. || Arme d’hast,plus courte que la lance, employée autrefois pour armercertains corps d’infanterie.|| Le fer, indépendamment dubois. 11 Longueur, hauteur d’une pique. C est un spectaclede voir les pélicans raser l’eau, s’élever de quelques pi-ques au-dessus, Buff. || Fig. Vous en êtes à cent piques,se dit à quelqu’un qui ne devine pas. || Famil. Être àcent piques au-dessus de quelqu’un, au-dessous de quel-qu’un, lui être bien supérieur, lui être bien inférieur.
PIQUE (pique, à cause de la forme), s. m. T. de jeude cartes. Une des figures de la couleur noire.
PIQUE, s. f. Brouillerie, aigreur entre deux ou plu-sieurs personnes,!| Mettre en pique,susciterune querelle.
PIQUÉ, s. m. Étoffe de coton, faite de deux tissus ap-pliqués l’un sur l’autre et unis par des points rangésen losanges. || Il y a aussi des piqués à dessins.
PIQUÉ, ÉE, p. p. de piquer. || Fig. et popul. Quin’est pas piqué des vers, sain, intact, frais. |1 Vin piqué,vin qui tend à se transformer en vinaigre. 11 Subst. Goûtde piqué, goût désagréable qui affecte certains vins etui est causé par la production d’un ferment organisé.En mus. Notes piquées, suite de notes sur chacune des-quelles on met un point, pour indiquer qu’elles doiventêtre rendues d’une manière égale par des coups de gosier,delangue ou d’archet secs et détachés. 11 Subst. Un piqué.
* PIQUE-ASSIETTE, s. m. Voy. piquer.
* PIQUE-BOIS, s. m. Pic noir, oiseau. Des pique-bois.
PIQUE-NIQUE (anglais pick nick), s. m. Repas de
plaisir où chacun paye son écot. || À. pique-nique, en pique-nique, chacun pour son écot. || Aupl. Des pique-niques.
PIQUER i joie), v. a. Entamer légèrement avec quel-que ch'ise de pointu. Se piquer un doigt. || Piquer unpoisson, donner à l’hameçen une secousse plus ou moinsforte, pour le faire entrer dans les chairs du poisson.|| Harponner. ||Se dit du chirurgien qui perce la peauavec la lancette pour saigner. |[ Piquer l’artère, le ten-don, se dit de la lésion de ces organes faite par la lan-cette en saignant. || Il se dit des serpents, des insectes.|| Il se dit des entamures que certains insectes font auxétoffes, aux bois. Les vers ont piqué cet habit, ces livres.|| Piquer un cheval ou absol. piquer, donner de l’éperon àun cheval || Piquer des deux, donner des deux, éperonsà la fois, donner vigoureusement de l’éperon. || F’ig.Piquer des deux, faire grande diligence. j| Coudre deuxétoffes avec un point arrière régulier, dont le secondpoint entre dans le trou fait par le premier et ainside suite. || Piquer un collet d’habit, des poignets dechemise, y faire des points et des arrière-points symé-triques pour les orner. || Piquer une pierre, la rendraraboteuse, en y faisant de petits trous avec un marteau.
11 Piquer un dessin, en suivre les contours en piquant lé-gèrement, de manière à former un poncis. || En t. de cui-sine, faire entrer, en piquant, quelque ingrédient. Pi-quer des oignons de clousdegirofle. || Piquer delà viande,la larder. Piquer de lard un morceau de bœuf. || Au bil-lard, piquer la bille, la toucher presque perpendiculaire-ment avec la queue. || Piquer une tête, s’élancer dansl’eau la tête la première, ou y tomber la tête la première.|| Fig. Piquer les tables, les assiettes, et plus ordinaire-