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ment piquer l’assiette, vivre en parasite. || Subst. Dn pi-que-assiette, unparasite.Des pique-assiette.||Fig. Piquerles absent s. marquer ceux qui manquent à leur poste,a unappel. Ij Fig. En parlant des mets,avoir un goût fort. Cevinpique la langue. || Absol. Ce fromage pique. || Fig. Faireune impression morale comparée à une piqûre. Le blâmepiquait au vif les cœurs généreux, Boss. || Piquer de...,faire éprouver un certain sentiment. Piquer ae généro-sité, de jalousie, etc. 11 Piquer d’honneur, exciter unepersonne à quelque chose, en lui représentant qu’elle ade l’honneur. || Fig. Exciter, réveiller, animer. Des mar-ques d’honneur et de justes récompenses attachées aumérite piquent et réveillent l’industrie, Rouas. || Piquerla curiosité de quelqu’un, rendre plus vif le désir qu’il ade savoir quelque chose. || Fig. Faire une impressionvive et agréable. Les plaisirs défendus n’auront rien quivous pique, la Font. ]j Absol. La physionomie de cettefemme pique et attire. || Fig. Frapper d’un trait satirique.j| Fig. Fâcher, irriter, mettre en colère. Apprends-moile sujet qui contre moi te pique, Mol. || Absol. Un mal-heur continuel au jeu pique et offense, Siiv. || Piquer auvif, causer une très-vive irritation. || V. ». T. de mar.Piquer au vent, syn. de pincer le vent. || Au jeu, pi-quer sur, commencer à prendre des points sur un ad-versaire qui a déjà une grande avance. || Se piquer, v. r.S’entamer avec un corps pointu. Il s’est piqué dans lesronces. |]Fig. Il est impossible de s’approcher d’eux sansse piquer, Balzac. [| 11 se dit de certaines choses, étoffes,livres, etc. que les vers percent de petits trous. Ce boisse pique. || Cette boisson se pique, elle commence à s’ai-grir. || Fig. Se prendre d’amour. Il se piqua pour unefemme ou d’une femme. ||Fig. Se vanter de, avoir desprétentions à. Le vrai honnête homme est celui qui nese pique de rien, la Rochef. [ j S’en piquer, avoir la pré-tention d’exceller en quelque chose. || Se piquer d'hon-neur, montrer dans quelque occasion plus de courage,plus de générosité, etc. qu’on n’a coutume de faire; etaussi tenir obstinément à ce qu’on a décidé. || Se pi-quer au jeu ou simplement se piquer, s’opiniâtrer àjouer malgré la perte, et lig. persister dans une entre-prise malgré les obstacles, s’y opiniàtrer. || Fig. Se sen-tir offensé, prendre en mauvaise part. Entre amis on 11 eva pas se piquer pour si peu de chose, Mol.
PIQUET (aim. de pique), s. m. Bâton pointu quel’on enfonce en terre. || Être droit comme un piquet,se tenir droit et raide. || Être planté comme un piquet,se tenir debout et immobile. || Petit pieu qu’on ficheen terre pour arrêter les cordages des tentes dans uncamp. || Planter le piquet, camper. || Lever le piquet,décamper. || Fig. et famil. Planter le piquet, s'établir enquelque endroit. || Sorte de pieu grand et fort dont onse sert pour tenir les chevaux à l’attache. Mettre les che-vaux au piquet. 11 Certain nombre de cavaliers commandéspour monter à cheval au premier signal. || Par extens.Tout détachement chargé de monter la garde dans unposte avancé et se tenant prêt à marcher au premierordre. |{ En général, petit détachement. || Perches plan-tées d’espace en espace pour prendre un alignement.|| Sorte de punition militaire qui consistait à passer deuxheures debout, un pied sur un piquet. || Punition em-ployée dans les collèges, qui consiste à se tenir debout àune place marquée pendant une heure de récréation.
PIQUET (orig. inc.), s. m. Sorte de jeu qu’on joue avectrente-deux cartes. || Faire un cent de piquet, jouer unepartie de piquet. || Piquet à écrire, manière de jouer lepiquet qui consiste dans une série de parties. || Piquetvoleur, piquet à trois. 11 Un piquet, un jeu de piquet, unjeu de trente-deux cartes.
* PIQUETÉ, ÉE, p. p. de piqueter. Parsemé de petitestaches, de petits points semblables à des piqûres.
* PIQUETER (fréquentatif de piquer), v. a. T. deponts et chaussées. Tracer une ligne avec des piquets,j | Marquer sur une pièce de bois brut la forme de la piècetaillée que l’on se propose d’en tirer.
PIQUETTE (piquer), s. f. Boisson faite d’eau et demarc de raisin. || Par extens. Mauvais vin.
PIQUEUR, EUSE (piquer), s. m. et f. Ouvrier, ou-vrière, employés à coudre des ouvrages de cordonnerie.
|| Piqueuse, celle qui pique le dessin d’une dentelle sur
du parchemin. || Celui qui larde les viandes. |j Ouvrieremployé à piquer ou tailler du grès. || Nom de valets}cheval qui suivent la bête ou qui règlent la course de?chiens. Il Domestique que les princes ou les gens richesfont courir devant leur voiture pour éclairer leur route.
Celui qui est chargé de monter les chevaux pour les
resser ou les exercer. || Celui qui prend soin de piquerou de marquer les ouvriers absents ou présents, et quiles surveille. || Dans le service des ponts et chaussées,employé chargé de seconder les conducteurs. || Piqueurde vin, voy. gourmet. || Fig. et famil. Piqueur d’assiettes,piqueur de tables, parasite.
PIQUIER (pique), s. m. Soldat armé d’une pique.
PIQÛRE (piquer), s. f. Plaie étroite et profondefaite par un instrument aign. || Blessure faite à un che-val en le ferrant. || Petite blessure que fait un animalqui pique. Une piqûre d’aspic, de cousin, etc. || Trousque font les insectes dans les fruits, le bois, etc. 11 Fig.Souffrance morale comparée à une piqûre physique. Lespiqûres faites à notre amour-propre. || Rangs de pointset d’arrière-points faits symétriquement sur les étoffes.|| Résultat de l’action de piquer. || Ornements faits surdu taffetas percé avec de petits fers.
PIRATE ;lat. pirata, de . s. m. Celui qui
n’a de commission d’aucun gouvernement, et qui courtles mers pour piller. || Corsaire barbaresque. Les pi-rates d’Alger, de Tripoli, jj Fig. Tout homme qui s’en-richit aux dépens d’autrui.
PIRATER, v. ». Exercer le brigandage sur mer. || Pi-rater au delà de la ligne, se disait des pirateries quise commettaient au delà de la ligne, et qui, à cette dis-tance, n’étaient plus considérées comme telles.
PIRATERIE, s. f. Métier de pirate. Exercer la pira-terie. || Acte de pirate. || Fig. Toute sorte de pillerie.S’enrichir par des pirateries. || Fig. Plagiat.
PIRE (lat. pejor), adj. comp. Plus mauvais, plusdommageable, plus nuisible, en parlant des personneset des choses. Souvent la peur d’un mal nous conduitdans un pire, Boil. || Le remède est pire que le mal, sedit, au propre, d’un remède qui fait plus souffrir que lemal, et au fig. de tout ce qui empire une conditionsous prétexte de l’amender. || Subst. Avoir du pire, avoirle dessous. || Avec l’article défini ou un pronom posses-sif, il devient superlatif. Notre condition jamais ne nouscontente; La pire est toujours ia présente, la Font.|| Il est encore superlatif avec de pris partitivement.Ils prennent de la cour ce qu’elle a de pire, la Brüy.|| S. m. Le pire, ce qu’il y a de plus mauvais. || Ne con-fondez pas pire et pis dans les emplois comme substan-tif. Pire est un adjectif qui ne s’emploie substantive-ment qu’avec l’article défini.
* PIRIFORME (lat. pirum et forma), adj. En anat. eten bot. Qui a la forme d’une poire.
PIROGUE (esp. piroga ), s. f. Nom donné par lesEuropéens à toutes les embarcations faites d’un seularbre creusé, à tous les canots légers, longs, rapides,dont se servent les naturels des deux Indes.
PIROLE (lat. pirus), s. f. Plante de la famille desbruyères, dont les feuilles ressemblent à celles du poirier.
PIROUETTE (orig. inc.), s. f. Petit morceau de boisplat et rond, traversé par un pivot sur lequel on le faittourner. [| Tour entier ou demi-tour qu’on fait de tout lecorps, en se tenant sur la pointe d’un seul pied. || Unou plusieurs tours qu’un danseur fait sur la pointe despieds sans changer de place. || Fig. et famil. Répondrepar des pirouettes, répondre à un discours sérieux pardes plaisanteries. || Fig. Payer ses créanciers en pi-rouettes, leur échapper par des faux-fuyants. || Mou-vement dans lequel le cheval tourne sur lui-même, sanschanger de place, j j Tout mouvement en rond.
* PIROUETTEMENT, s. m. Succession de pirouettes.
PIROUETTER, v. ». Faire une ou plusieurs pirouettes.
|| Fig. Il n’a fait que pirouetter pendant deux heures, iln’a fait que répéter les mêmes choses. || Faire faire destours, des pirouettes à son cheval. || Il se dit de mou-vements en rond comparés à ceux d’une pirouette. Destourbillons qui bouleversent les flots de la mer et fontpirouetter les bateaux, Buff. |j Faire pirouetter quel-qu'un, le faire tourner j| Fig. et famil. Errer çà et là.