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PROTOCANONIQUE [proto... tXcanonique), adj. lise■dit des livres de l'Écriture sainte qui étaient reconnuspour canoniques avant même qu’on eût fait des canons.
PROTOCOLE [-n:puTOxoXlo-j), s. un. Formulaire pourdresser des actes publics. Le protocole des huissiers,des notaires. || En jurispr. Protocole des actes, stylecommunément adopté pour l’intitulé et la clôture desactes et procès-verbaux. |j Formulaire contenant la ma-nière dont les rois, les grands princes et les chefs d’ad-ministration traitent dans leurs lettres ceux à qui ilsécrivent. || Formulaire indiquant la manière d’écrire àdifférentes personnes suivant leur rang. || Registre oùl’on inscrit les délibérations d’un congrès, d’une diète.|| Procès-verbal d’une conférence diplomatique. || La ré-solution elle-même prise dans la conférence. || Famil.Préambule. Passons le protocole et expliquons l’affaire.
PROTONOTAIRE (lat. protonotarius), s.m. Officierde la cour de Ilome qui expédie, dans les grandescauses, les actes que les simples notaires apostoliquesexpédient dans les petites.
PROTOSYNCELLE ( proto ... et syncclle), s. m. Soindes vicaires près du patriarche et des évêques de l’Églisegrecque.
PROTOTYPE (n^wTOTUTtos), s. m. Premier type, mo-dèle. Il y a dans la nature un prototype général danschaque espèce, sur lequel chaque individu est modelé,Buff. || Fig. Un prototype de sagesse. || Outil de fon-deur pour régler la force de corps d’un caractère.
PROTOXYDE ( proto ... et oxydé), s. m. En chim.L’oxyde le moins oxygéné, ou le premier degré d’oxy-dation d’un corps simple.
PROTUBÉRANCE [protubérant],s. f. Éminence, sail-lie. La protubérance de la terre à l’équateur, Volt. || Enanat. Les protubérances du crâne, saillies que l’on ob-serve à la surface des os du crâne. j| Dans le systèmede la phrénologie, protubérances du crâne qui indiquentdes développements du cerveau, et qui sont en rap-port avec des facultés spéciales. || En astron. Protubé-rance solaire, vaste élévation gazeuse et enflammée quiapparait en certains points du globe du soleil.
* PROTUBÉRANT, ANTE (lat. protubérant], adj. Qui■fait saillie. Il a le front, l’œil protubérant.
PROTUTEUR £lat. protulor), s. ni. Celui qui, sansavoir été nomme tuteur, est néanmoins fondé à gérerles affaires d’un mineur. Celui qui épouse une tutrice•devient protuteur. || Celui qui est nommé pour gérerles affaires d’un mineur domicilié en France et ayantdes biens dans les colonies.
PROU (lat. probe), adv. Famil. Assez, beaucoup. Ilfaut nécessairement que je reçoive de votre écriturepeu ou prou, comme on dit, Sév. || Ni peu ni prou, nipeu ni beaucoup, en aucune façon.
PROUE (lat. prora, de xp'Jipé), s. f. L’avant d’unvaisseau.
PROUESSE [preux), s. f. Action de preux, vaillance.Le lion, terreur des forêts, Chargé d’ans et pleurantson antique prouesse, la Foxt. Et déjà dans le port Toutretentit de nos prouesses, Mol. || Famil. 11 se dit de cho-ses comparées à des prouesses. Le comédien Destin fitdes prouesses à coups de poing, Scarron. j| Conter sesprouesses, raconter ce qu’on a fait de vaillant soit à laguerre, soit ailleurs. J | Ironiq. Voilà une belle prouesse,se dit de quelque action blâmable ou ridicule. || Fig. etpar plaisanterie, excès de débauches.
* PROUVABLE, adj. Qui peut être prouvé.
PROUVÉ, ÉE, p. p. de prouver.
PROUVER (lat. probare) ,v. a. Établir la vérité d’unechose par des raisonnements convaincants, par des té-moignages incontestables ou par des pièces justificatives.Prouver l’existence de Dieu. || Être prouvé ceci ou cela,se dit d’une personne que l’on prouve être ceci ou cela.Le cardinal de Bouillon fut prouvé l’inventeur, St-Sision.
11 Absol. Nous avons une impuissance de prouver invin-cible à tout le dogmatisme, Pasc. || Par extens. Mon-trer, marquer, donner lieu de connaître, avec un nomde chose pour sujet. Cette action prouve beaucoup debonté. || Se prouver, r. r. Être prouvé. |[ Prov. Quiprouve trop ne prouve rien, souvent à force de vouloirpersuader une chose, on la rend moins croyable. I
PROVÉD1TEUR (ital. promediioré), s. m. Nom decertains officiers publics dans l’ancienne république deVenise, qui avaient quelque commandement, ou quiétaient chargés d’une inspection particulière.
PROVENANCE ( provenant), s. f. T. de commerce oude douane. Tout ce qui, provenant d’un pays, est trans-porté de ce pays dans un autre. Les provenances duMidi. Des marchandises de provenance étrangère. || Fig.Source, origine. Un mot dont on ignore la provenance.
PROVENANT, ANTE, adj. Qui provient. Les biens pro-venants de la succession.
* PROVENÇAL, ALE, adj. Langue provençale ou subst.le provençal, synonyme de langue d’oc, l’ancienne lan-gue qui se parlait au delà de la Loire, dont se sont servisles troubadours. || Aujourd'hui, parler populaire de laProvence, qui est un dérivé de l’ancien provençal. || Ala provençale, se dit d’une espèce de sauce piquante.
PROVENDE (pro-van-d’. Voy. prébende), s. f. Famil.Provision de vivres. Aller à la provende. 11 Mélange de di-vers aliments très-nutritifs, pour engraisser des bestiaux.
PROVENIR (lat. provmiré), v. n. Se conjugue avecêlf-e. Venir de, naître de. D’où provient ce bruit ? Lesenfants qui proviendront de ce mariage. Le prix qui pro-viendra de la vente.
PROVENU, UE, p. p. de provenir.
PROVERBE ! lat. proterbium), s. ni. Sentence, maximeexprimée en peu de mots, et devenue commune et vul-gaire. || Fig. Il faut se délier de ces proverbes de physiqueque tant de gens ont mal à propos employés comme prin-cipes, Bcff. || Faire proverbe, se dit d’un vers, d’unephrase, d’un ouvrage qui devient proverbe. || Fig. Pas-ser en proverbe, se dit de quelque chose que l’on citecommunément comme un modelé, comme un type.|| Jouer aux proverbes, se dit d’un jeu de société où 1 ons’amuse à des applications de proverbes. |l Petite comé-die qui est le développement d’un proverbe.
PROVERBIAL, ALE (lat. proverbialis), adj. Qui tientdu proverbe. Des dictons proverbiaux. || Qui a passé enproverbe. Sa sagesse est proverbiale.
PROVERBIALEMENT, adv. D’une manière prover-biale. On dit proverbialement, etc.
PROVIDENCE (lat. premideniia), s. f. Suprême sa-gesse par laquelle Dieu conduit tout. La providence deDieu. || Fig. Être la providence de quelqu’un, pourvoirà tous ses besoins, veiller à son bonheur, à ses inté-rêts. || Être une ressource, en parlant des choses. |j Absol.Dieu lui-même considéré dans sa providence (avec un Pmajuscule). Concluons que la Providence Sait ce qu’il nousfaut mieux que nous, la Foxt. || Prévoyance. N’avons-nous pas pour nos intérêts une certaine providence depolitique? Féx. || Société de la Providence, maison de laProvidence, etc. divers établissements de bienfaisance,d’assurances contre l’incendie. || Filles de la Providence,religieuses établies dans plusieurs villes de France.
* PROVIDENTIEL, ELLE, adj. Néolog. De la Provi-dence. Coup, hasard providentiel. Homme providentiel.
* PROVIDENTIELLEMENT, adv. Néolog. D’une façonprovidentielle.
* PROVIGNAGE ( provigner), s. m. Marcottage par lemoyen de provins.
PROVIGNÉ, ÉE, p. p. de provigner.
PROVIGNEMENT, s. m. Action de provigner.
PROVIGNER [provin), v. a. Multiplier par provin.Provigner une vigne. || Absol. L’usage de provigner. || V.n. Se multiplier par marcotte. Ce plant a beaucoup pro-vigné. || Fig. Faire provigner la vigne du Seigneur, voy.vigxe. || Par extens. Se propager, multiplier. || Fig.L’hérésie a provigné en ce pays.
PROVIN (anc. fr. provain, du lat. propagé), s. M.Rejeton d’un cep de vigne destiné au provignem'ent.
PROVINCE (lat. provmcia), s. f. T. d’hist. rom. Paysconquis hors de l’Italie, assujetti aux lois romaines et ad-ministré par un gouverneur romain. || Certaine étenduede pays qui fait partie d’un État. || Les habitants mêmesd’une province. || Anciennement, en France, une cer-taine etendue de pays qui était gouvernée au nom dusouverain par un gouverneur particulier. || Les habi-tants d’une province. || Par extens. Contrée. || PetitÉtat. | [ Les sept Provinces-Unies, la république que formé-