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rent en 1579 les sept provinces septentrionales des Pays-Bas, et qui fut reconnue par le traité de YYestphalie. j| Ausingulier, tout ce qui, en France, est hors de la capitale.Vivre en province. || Il se dit souvent avec l’idée de cequi est arriéré en fait de mpdes, de manières, de goût. Ila encore un air de province, se dit d’un homme qui, venudepuis peu de sa province, n’a pas encore le ton, le lan-gage, les manières de la capitale. On dit de meme :Accent de province, manières de province; cela sent laprovince. 11 II s’est dit quelquefois au pluriel dans le mêmesens. || Les habitants de la province. Toute la provinceen parle. || Dans l’ancienne circonscription ecclésiastique•de la France, province ecclésiastique, toute l’étendue dela juridiction d’un métropolitain. La province de Lyon.
PROVINCIAL, ALE (lat. provincialis), atlj. Qui appar-tient à une province. Assemblée provinciale. Etats pro-vinciaux. || Par moquerie, qui est de la province et quiignore les choses de la capitale ou de la cour. || Il se ditde l’air, des manières, du langage, etc. par opposition ài’air, aux manières, au langage de la capitale. || Subst.Personne de province. Un provincial. Une provinciale.|| Il se dit souvent par dénigrement et en vue de l’igno-rance où les gens de province sont des manières de la ca-pitale ou de la cour. Me prenez-vous pour une provin-ciale? Mol. || S. m. Supérieur qui a le gouvernement detoutes les maisons de son ordre dans une province.
PROVINCIALAT, $. m. Dignité de provincial d’un ordrereligieux. || Durée de cette charge.
★ PROVINCIALISME, s. m. Accent, idiotisme parti-culiers à une province.
PROVISEUR (lat. provisor ), s. m. Anciennement,celui qui prenait un college sous sa protection, et qui enréglait les affaires les plus importantes. [| Aujourd’hui,chef d’un lycée, ou, sous la Restauration et le règnede Louis-Philippe, d’un college royal.
PROVISION (lat . provisio), s. f. T. de palais. Ce quiest adjugé préalablement à une partie en attendant lejugement définitif. || Provision alimentaire, somme al-louée par la justice aux veuves ou aux femmes séparéessur les biens de leurs époux, aux pères ou aux mèressur les revenus de leurs enfants, etc. || Fonds destinéspar celui sur qui une lettre de change est tirée, à payercette traite. || Rétribution due à un courtier, à un facteurou à un commissionnaire du commerce, qui a été chargéd’une vente ou d’un achat. ||T. ecclésiastique. Droit depourvoir à un bénéfice. || L’acte du supérieur qui a donnéle titre. || Au pi. Lettres par lesquelles un bénéfice ou unoffice est conféré à quelqu’un. Le cardinal de Richelieun’eut les provisions de premier ministre qu’en 1629,Volt. || Amas, fait avec prévoyance, de différentes chosesnécessaires. Provision de farine, de vin, de poudre, deguerre, de bouche,etc. || Avoir en provisionne dit de cer-taines denrées, beurre, café, etc. quand on ne les achètepas au fur et à mesure du besoin. |[ Au pl. Provisions seait surtout d’objets de consommation pour le ménage.|| Fig. Nombre, quantité amassée avec prévoyanceou con-sidérée comme une réserve. Vous savez que, pour l’es-prit, il n’en a pas, grâce à Dieu, grande provision, Mol.Faites provision de forces pour un si long trajet, Sév.|| En avoir sa provision, avoir de quelque chose tout cequ’il en faut, tout ce qu’on en peut avoir. || En avoir assezpour sa provision,être suffisamment pourvu,muni de quel-que chose. || Faire des provisions, amasser les connais-sances qui serviront un jour.|| Par provision, loc. adv.Provisoirement, préalablement. Hé! par provision, monpère, couchez-vous, Rac. j| Jugement par provision, ju-gement exécutoire provisoirement, nonobstant le recoursdirigé contre lui. 11 En attendant et par précaution. Je meformai une morale par provision qui ne consistait qu’entrois ou quatre maximes, Descartes. || On a dit, dans unsens analogue. De provision. J’écris de provision, Sév.
PROVISIONNEL, ELLE, adj. En jurispr. Qui se faitpar provision. Partage provisionnel. j| Dans le langagegénéral, il s’est dit pour provisoire. Je pris un parti pro-visionnel^. J. Rouss. Gouvernement provisionnel, id.Des règlements provisionnels, Condillac,
PROVISION N ELLE MENT, adv. Par provision. || Ils’est dit pour provisoirement. S’informer du mérite ducandidat provisionnellement nommé, J. J.Rocss.
PROVISOIRE (lat . provisorius), adj. T. de procédure.Qui est rendu par provision. Jugement provisoire. |j Ëxé-cution provisoire, celle qui a lieu nonobstant appel.Il ^ ans | c langage général, qui se fait en attendant uneautre chose. Arrangement provisoire. I| Gouvernementprovisoire, celui qui s installe peudant une révolution,®n attendant la constitution d’un gouvernement défini-tif. || S. m. Ce qui est fait par provision. Introduire unprovisoire. || Ce qui est provisoire, fait en attendant.Il est certain que dans toute société le provisoire sub-siste tant que le définitif n’est pas déterminé, Mirareau
PROVISOIREMENT, adv. T. de palais. Par provision.Cela aétéjugéprovisoirement. [| Dans le langage général,en attendant. Je loge provisoirement dans ce cabinet.
PROVISORAT, s. m. Dignité, qualité de proviseur.|| Durée des fonctions d’un proviseur.
PROVISORERIE, s. f . Anciennement, office, emploide proviseur. La provisorerie de Sorbonne.
* PROVOCANT, ANTE, adj. Qui excite, agace, irrite.Paroles provocantes. Regards provocants.
PROVOCATEUR, TRICE (lat. provocator),- adj. Quiprovoque. Paroles provocatrices. Un agent provocateur.|| Subst. Celui, celle qui provoque.
PROVOCATION (lat. provocatio), s. f. Action de pro-voquer. Provocation à la révolte. || Appel à un combatsingulier, à un duel. || Ce qui provoque. Ce langage estune provocation. || Il se dit aussi des choses qui excitentà. Provocation au sommeil.
PROVOQUÉ, ÉE, p.p. de provoquer.
PROVOQUER (lat. provocare), v. a. Appeler à, ex-citer, inciter. Provoquer à boire. Provoquer au combat.|| Absol. en ce sens, avec un nom de chose pour sujet.Cela provoque au sommeil, jj Faire éprouver ce qui ex-cite, irrite. Il a frappé ; mais il avait été provoqué. || Ence sens, avec un nom de chose pour sujet. Ce langage leprovoqua.||Causer, avecunnomaechosepoursujet. L’eautiède provoque le vomissement. || En jurispr. Provoquerune action, une procédure, prendre l’initiative devant lejuge, se porter demandeur pour quelque chose. || Se pro-voquer, v. r. S’adresser l’un à l’autre des provocations.
PROXIMITÉ (lat. proximitas), s. f. Voisinage d’unechose à l’égard d’une autre. Proximité d’une chose à uneautre. Avoir une chose à sa proximité, à proximité. || Pa-renté. La proximité du sang.
PRUDE (lat. prudens), adj.f. Se dit d’une femmedont la vertu est difficile et hautaine, ou même d’unefemme qui n’en a que les apparences affectées. || S.f. Une prude, une femme prude. || Par extens. Qui aune manière d’être comparée à celle de la femme prude.Un air prude. Des oreilles prudes. Ce marquis sage etprude, Boa.
PRUDEMMENT, adv. Avec prudence. Que prudem-ment les dieux savent tout ordonner ! Corn.
PRUDENCE (lat. prudentia), s. f. Vertu qui fait con-naître et pratiquer ce qui convient dans la conduite de lavie. La prudence est le fruit de la longue vie, Saci. || Enjurispr. S’en rapporter à la prudence, abandonner unedécision à une autorité sans rien lui demander expres-sément. || Dans le style de l’Écriture, prudence mon-daine, prudence de la chair, prudence du siècle, l’habi-leté dans les affaires du monde. Prudence chrétienne,celle qui apprend à discerner ce qui conduit à Dieu.|| Avoir la prudence du serpent, être très-prudent (locu-tion qui provient de la subtilité attribuée par la Bibleau serpent). || Prov. Prudence est mère de sûreté.
PRUDENT, ENTE (lat. prudens ), adj. || Qui ade laprudence. || Subst. Ce sont de tels sages et de tels pru-dents à qui Jésus-Christ déclare que les secrets de sonroyaume sont cachés, Boss. || Conforme à la prudence,en parlant des choses. Conduite prudente.
PRUDERIE {prude), s. f. Affectation de réserve et debienséance ; ne se dit que des femmes. 11 Famil. La prude-rie, toutes les femmes prudes. || Au pl. Actes de prude.|j Fig. Toute réserve excessive ou affectée. La pruderiedu langage. La science n’a point de pruderie.
PRUD’HOMIE, s. f. Probité et sagesse.
PRUD’HOMME [prude et homme), s. m. Homme probeet sage. || Homme sage et vaillant. || Homme expert etversé dans la connaissance de certaines choses. || Conseil