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Dictionnaire de la langue française / abrégé du dictionnaire de É. Littré ; avec un supplement d'histoire et de géographie par A. Beaujean
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animaux, Boss. || Quelque que..., pris adverbialementdevant un adjectif ou un adverbe, signifie : à quelquepoint que, à quelque degré que. Justes, ne craignez pointlevain pouvoir des hommes ; Quelque élevés qu’ils soient,ils sont ce que nous sommes, J. B. Rouss. Quelque fortqu’on s’en défende, 11 y faut venir un jour, Mol.

QUELQUEFOIS, adv. De fois à autre. Quelquefois ilvous plaint, souvent même il vous vante, Rac.

QUELQU’UN, UNE, auplur. quelques-uns, quelques-unes, s. m. et f. Un, une entre plusieurs. Quelqu’unede vos compagnes, [j Quelques-uns, quelques-unes, plu-sieurs dans un grand nombre. Quelques-uns vous di-ront. || Hé quelqu'un 1 holà quelqu’un! se dit pour appe-ler des gens qui sont à portée de la voix, et particulière-ment des serviteurs. || Absol. Quelqu’un s’emploie pourles deux genres et signifie une personne. Quand ce grandDieu a choisi quelqu’un pour être l’instrument de sesdesseins, Boss. || 11 se construit quelquefois avec l'ad-jectif démonstratif. Quelqu’un, vous le savez, est en dateavant vous; ce quelqu’un me presse, J. J. Rocss. || Quel-qu’un se dit pour désigner, sans la nommer, une per-sonne déterminée. Quelqu’un que je sais. || Famil. Quel-qu’un, un personnage de quelque importance. On meprend pour quelqu’un. Il a l’air de quelqu’un.

QUÉMANDER (orig. inc.), ®. n. Mendier, solliciterclandestinement, aller importuner les gens dans leursmaisons.

* QUÉMANDERIE, a. f. Habitude de quémander.

QUÉMANDEUR, EUSE, s. m. et f. Celui, celle qui

quémande.

QU’EN-DIRA-T-ON, s. m. Ce qui peut se dire dansle public au sujet de ceci ou de cela. Se moquer duqu’en-dira-t-on, des qu’en-dira-t-on.

* QUENELLE (orig. inc.), s. f. T. de cuisine. Boulet-tes dont on garnit un pâté chaud. Quenelles de vo-laille, d’esturgeon, etc. Ce qui se met dans les que-nelles est toujours passé au tamis.

QUENOTTE (dim. de l’anc. fr. quenne, dent, de l’is-landais kenna, mâchoire), s. f. Famil. Dent des petitsenfants. || Il se dit quelquefois des dents des animaux.

QUENOUILLE [U mouillées. B. lat. colucula et co-nucula, dim. de colus ), s. f. Sorte de petite canne faitele plus souvent avec la tige d’un roseau, et dont uneextrémité est entourée de soie, de chanvre, de lin, delame, etc. pour filer. || Fig. Cette maison est tombéeen quenouille, une fille en est devenue héritière. || Leroyaume de France ne tombe pas en quenouille, les'femmes ne succèdent point au trône de France. || Toutl’esprit de cette famille est tombé en quenouille, les fillesde cette famille ont plus d’esprit que les garçons. || Soie,chanvre, lin, laine, dont une quenouille est chargée. Fi-ler une quenouille. || Fig. Allez filer votre quenouille, sedit à une femme qui veut se mêler des affaires qui re-gardent les hommes. || Quenouilles délit, les colonnesqui sont aux quatre coins de certains lits. || Arbre frui-tier taillé en forme de quenouille, de manière que leplus grand diamètre est situé vers le milieu de sa hauteur.

QUENOUILLÉE (// mouillées), s. f. Quantité de laine,de chanvre, etc. nécessaire pour garnir une quenouille.

QU ÉRABLE i kè-ra-bf. Quérir) , adj. Rente ou rede-vance quérable, celle que le créancier doit aller chercher.

QUERCITRQN (kèr-si-tron. Lat. quercus et citron),s. m. Grand chêne, dit aussi chêne jaune, qui croîtdansles forêts de la Pensylvanie.

* QUERELLANT, ANTE, adj. et s. m. et f. Qui se que-relle.

QUERELLE (lat. querela ), s. f. Dispute animée où ily a combat soit de corps ou de parole, soit de plume.|| Chercher querelle, faire querelle à quelqu’un, le pro-voquer. || Prendre querelle, avoir un démêlé avec quel-qu’un. j| Entrer dans une querelle, y prendre parti. |[ Que-relle d’Allemand, querelle faite sans sujet. 11 II se dit de la

3 uerelle considérée en un seul côté, et comme le partiun des querellants. Voilà donc quels vengeurs s’armentpour ta querelle ! Rac. || Embrasser, épouser la querellede quelqu’un, prendre parti pour lui contre ceux arecqui il a querelle. || Débats entre les peuples, entre lessouverains ; guerres. La bataille de Platée termina lagrande querelle de la Grèce et de la Perse, Baiithki..

QUERELLÉ, ÉE, jj./>■ de quereller.

QUERELLER, v. a. Faire querelle a quelqu un. Que-reller quelqu’un. || S’emporter contre. Querellez ciel etterre, et maudissez le sort, Cous. || Provoquer, entamerune querelle (sens vieilli). || Gronder, réprimander. Il 11se dit absolument, soit dans le sens de faire querelle,soit dans le sens de gronder. Je ne querelle point, Mol.|| Se quereller,®, r. Disputer l’un contre 1 autre avecdes paroles aigres. || Fig. avec ellipse du pronom per-sonnel. Faire quereller les sens et la raison, Boil.

QUERELLEUR, EUSE, adj. Qui fait, qui cherche sou-vent querelle aux gens. Homme querelleur. Humeurquerelleuse. || Se dit d’un chien courant qui est har-gneux et pillard. || Subst. Un querelleur. Une querel-leuse. || 11 se dit aussi de celui qui est enclin au duel.

QUÉRIMONIE (ké-ri-mo-nie. Lat. querimonia), s. f.T. d’oflicialité. Requête présentée au juge d’Eglise, pourobtenir la permission d’adresser un monitoire. |j Famil.Il s’est dit pour plainte en général.

QUERIR (ke-rir. Lat. quœrere), v. a. N’est plususité qu’à l’mfmitif et avec les verbes aller, envoyer,venir. Chercher avec mission d’amener, d’apporter. Vaquérir un peu d’eau, mais il faut te hâter, Cous. Henvoie quérir trois médecins dans les villes voisines,Pasc. || Prov. Il serait bon à aller quérir la mort, sedit d une personne lente.

QUESTEUR (kuè-steur. Lat. quœslor), s. m. T. d’an-tiq. rom. Magistrat chargé de l’administration des fi-nances. || Aujourd’hui, dans certains corpa, membrechargé de surveiller les dépenses.

QUESTION (lat. quœstio), s. f. Demande à effet des’informer de quelque chose. 11 m’a fait à l’abord centquestions frivoles, Mol. || Interroga'ion que l’on adresseà un élève pour s’assurer s’il sait les malières qu’il aétudiées. || Proposition à examiner, à discuter. Une ques-tion de fait, de droit.J | Prov. Une question bien posée està moitié résolue. || Être en question, être l’objet d’unediscussion. || Fig. Mettre en question, compromettre,ébranler. || Venir en question, être soumis au doute. || 11est question de, il s’agit de. || Il n’est point question que,avec le subjonctif. 11 On dit de même : La chose, la per-sonne dont il est question, dont est question ; l'affaire enquestion; l'homme en question. || Il est question de,on parle de. || Qu’il n’en soit plus question, qu’on n’enparle plus, que ce soit chose mise de côté. |[ Dans lesassemblées délibérantes, la question préalable, voy.préalable, jj Question de cabinet, proposition faite parles ministres aux chambres, en déclarant qu’elle est àleurs yeux d’une importance assez grande pour leurfaire quitter le portefeuille, si elle est rejetée. || La tor-ture infligée aux accusés et aux condamnés pour leurarracher des aveux. la question ordinaire ou extraordi-naire, c’est-à-dire plus ou moins violente. Appliquer,mettre à la question. || Fig. Il se dit, par exagération,de quelque souffrance. |l II ne faut pas lui donner laquestion pour lui faire dire tout ce qu’il sait, il parlelégèrement et dit ses secrets.

* QUESTIONNAIRE, s. m. Ouvrage ou partie d’ouvragedans laquelle se trouvent formulées les questions quel’on peut adresser à des élèves sur les objets de leursétudes. || Série de questions que l’on pose pour servir deguide à une enquête.

QUESTIONNAIRE (lat. quœstionarius), s. m. Celuiqui donnait la question aux accusés et aux condamnés.

* QUESTIONNANT, ANTE, adj. Qui questionne. Vousêtes aujourd’hui d'humeur questionnante, IIauteroche.

QUESTIONNÉ, ÉE, p. p. de questionner.

QUESTIONNER, v. a. Adresser des questions. Ques-tionner quelqu’un. || V. n. Faire des questions. Le bonton de l’inférieur est de ne questionner jamais, Map.«ont.|| En mauvaise part. Faire des questions importunes. Une fait que questionner. || Se questionner, v. r. Se faireréciproquement des questions.

QUESTIONNEUR, EUSE, s. m. et f. et adj. Celui,celle qui fait sans cesse des questions.

QUESTURE (kuè-stu-r’. Lat. quœstura), s. f. T.d'hist. rom. Dignité, charge de questeur. || Durée desfonctions de questeur. j| Aujourd'hui, dans les assem-blées délibérantes, bureau des questeurs.