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RÉPUBLICAIN, AINE, mf/. Qui appartient à la répu-blique. Le gouvernement républicain est celui où le peu-ple en corps, ou seulement une partie du peuple, a lasouveraine puissance, Montesq. |! L’ère républicaine, lamanière de compter les années a partir du 22 septem-bre 1792, et de diviser l’année en mois égaux avec jourscomplémentaires. j| Qu; affectionne le gouvernement ré-publicain. Une âme républicaine. L'esprit républicain.|IS.m. et f. Celui, celle qui habite une république. j| Celuiqui est passionné pour le gouvernement républicain.
» RÉPUBLICAINEMENT, adv. D’une manière républi-caine.
* RÉPUBLICANISER, v. a. Rendre républicain; érigeren république; donner le caractère républicain.
RÉPUBLICANISME, s. m. Qualité, sentiment de ré-publicain. || Affectation d’opinion républicaine.
* REPUBLIER, v. a. Publier de nouveau.
RÉPUBLIQUE (lat. rcspublica), s. f. Chose publique,
et en général toute espèce de gouvernement. || Étal gou-verné par plusieurs. Lorsque dans la république lepeuple en corps a la souveraine puissance, c’est unedémocratie ; lorsque la souveraine puissance est entreles mains d’une partie du peüple, cela s’appelle unearistocratie, Montesq. || République de Platon, ouvragedans lequel est contenue sa politique. j| La républiquechrétienne, l’ensemble des États chrétiens ; la répu-blique européenne, l’ensemble des États européens.|| République universelle, fédération républicaine despeuples. || La république des lettres, les gens de lettresen général considérés comme s’ils faisaient une nation.11 La république des lettres, l’ensemble des oeuvres lit-téraires. || C’est une république, c’est une petite répu-blique, se dit d’une famille, d’une communauté nom-breuse, ou d’une maison où il y a beaucoup d’habitants.
RÉPUDIATION (lat. repudiatio), s. f. Action de ré-pudier. Répudiation de succession. || Action de ren-voyer légalement une épouse. U y a cette différence en-tre le divorce et la répudiation, que le divorce se faitpar un consentement mutuel au lieu que la répudiationse fait par la volonté et pour l’avantage d’une des deuxparties, Montesq.
RÉPUDIÉ, ÉE, p. p. de répudier.|| S. f. Une répudiée.
RÉPUDIER (lat. repudiare ), v. a. Rejeter, repousser,ne vouloir pas de. La nation chérie a violé sa foi; Ellea répudié son époux et son père, Rac. || En jurispr. Ré-pudier une succession, un legs, renoncer à une succes-sion, à un legs. || Renvoyer sa femme suivant les for-mes légales. || Absol. La faculté de répudier.
* RÉPUDIEUR(lat. repudialor),s. tn.Celui qui répudie._ RÉPUGNANCE (lat. repugnantia) , s. f. Sorte d’aver-sion pour quelqu’un, pour quelque chose, pour fairequelque chose. 3e n’ai pour Aristie aucune répugnance,Corn. Que j’ai de répugnance à cette lâcheté ! Rotrou.jj Contradiction logique, impossibilité.
RÉPUGNANT, ANTE, adj. Contraire, opposé. Chosesqui sont répugnantes à la raison, Desc. || Mal disposé.S’ils se trouvent répugnants à aimer Dieu, Pasc. || Quiimplique contradiction. Il y a un grand nombre de vé-rités et de foi et de morale qui semblent répugnantes,Pasc. || Qui blesse, repousse les sens. Odeur répu-gnante. Cette viande est répugnante au goût.
RÉPUGNER (lat. repugnare), v. n. Être plus ou moinsopposé, contraire, avec un nom de chose pour sujet.Les uns ont prétendu que cette éternité de supplice pourun péché répugnait à la bonté de Dieu, Bourd. || Absol.Cela répugne, cela se contredit.11 Avoir de la répugnance,avec un aorn de personne pour sujet. Mais combien monesprit répugne à ce devoir! Rotrou. || Inspirer de la ré-pugnance. Cet homme, cet aliment me répugne. || Absol,Cela répugne. || Impers. Il me répugne de, etc.
* REPULLULATION, s. f. État de ce.qui répullule.
RÉPULLULER (lat. repullulare), v. n. Renaître en
grande quantité. Les mauvaises herbes, les erreurs ré-pullulent.
RÉPULSIF, IUE (vov. répulsion), ad]. En phys. Quirepousse. |] Force répulsive, force moléculaire, antago-niste de là cohésion, qui êmpêche le contact immédiatdes molécules des corps. || Fig, Des manières répulsives.Une figure répulsive.
RÉPULSION (lat. répulsions, f. Force en vertu delaquelle les corps ou les molécules de^certains corps serepoussent mutuellement ; ellet qui résulte de la miseen activité de celte force. L’attraction et la répulsion.
|| Fig. Sentiment qui fait qu’on repousse quelqu’un.
REPUTATION (lat. reputalio), s. f. Opinion que lepublic a d’une personne. La bonne réputation vaut mieuxque les grandes richesses, Sa ci. || Absol. Il se prendtoujours en bonne part. Avoir de la réputation. || Ilfaut du temps pour que les réputations, mûrissent, Volt.|| 11 se dit des choses qui sont renommées pour excellen-tes. Les vins de Bourgogne sont en réputation.
RÉPUTÉ, ÉE, p. p. de réputer.
RÉPUTER (lat. reputare), v. a. Estimer, présumer,croire, tenir pour. Un artiste, quelque parfait qu’il soi!dans son genre, s’il n’a point d’invention, n'est point ré-puté génie, Volt. || Se réputer, v. r. Croire de soi que...Pour moi, bien que vaincu, je me réputé heureux, Cokn.
REQUÉRABLE [requérir), adj. Ên jurispr. anc. Qu:doit être requis par le créancier en personne, par opposi-tion à portable, qui se disait de ce qui doit lui être porteen un lieu désigné sans qu’il le demande.
REQUÉRANT, ANTE, adj. T. de procédure. Qui re-quiert, qui demande en justice. Les parties requérantes.|| S. m. et f. Le requérant. La requérante.
REQUÉRIR (lat. requireré), v. a. Quérir une secondefois. En ce sens, il n’est usité qu’à l’infinitif. |j II se ditsimplement pour quérir. Va, va vile requérir mon fils,Mol. || Prier dequelque chose. Le duc pour récompensea requis cette grâce, Rotrou. || Plus souvent, sommer.Je vous prie, et au besoin je vous requiers de fairetelle chose. || Réclamer. Requérir la force publique. |[T,de palais. Demander en justice. Requérir l’applicationde la loi. || AbsoL Ouï sur ce et requérant le procu-reur général. || Fig. Demander, exiger, avec un nom dechose pour sujet. Selon que le requiert ou l’âge ou lasanté, Régnier. || L’ancien infinitif était requerre.
REQUÊTE (lat. reqmsita), s. f. En jurispr. Demandepar écrit présentée à qui de droit, et suivant certainesformes établies. L’université de Paris présenta sa re-quête contre Jeanne d’Arc, Volt. [| Dans les exploits, àla requête de telle personne, à la demande de tellepersonne. || Mettre néant au bas d’une requête, la re-fuser, y répondre négativement. || Famil. et fig. Séantà la requête, se dit pour exprimer un refus, |j Se ditd’écritures signifiées respectivement par les parties, dansles instances ordinaires, pour développer leurs moyenset conclusions. || Maître des requêtes, magistrat chargéde rapporter les requêtes au conseil d’Etat; c'est un gradeentre auditeur et conseiller. || Dans le langage familier,demande verbale, simpleprière. Ayez égard àmarequête.
REQUÊTÉ, s. m. Ton de chasse pour rappeler lesriùens.
REQUÊTÉ, ÉE, p. p. de requêter. Un cerf requêté.
REQUÊTER, v. a. T. de vénerie. Quêter de nouveau.
REQUIEM (ré-kui-èm. Lat. requies), s. m. Prière del’Église pour les morts. || Une des parties de la messedes morts mise en musique. || Se dit aussi pour messede requiem. Le requiem de Mozart. || Messe de re-quiem, messe pour le repos de l’âme d’un mort.
REQUIN (altération de requiem) , s. m. Gros poissonde mer très-vorace, du genre des squales
REQUINQUÉ, ÉE, p. p. de requinquer.
REQUINQUER (SE) (re-kin-ke. Lat. rc... et qu'm-quare, nettoyer), v. r. Famil. Se parer plus qu’il ne con-vient, en parlant d’une vieille. ]| En général, se parerd’nne manière affectée. |j Art. Fig. Mais je ne suis pasrequinqué Par un succès si désirable, Volt.
REQUINT (re-kin, B. lat. retroquintum), s. m. Enjurispr. féodale, la cinquième partie du quint, que l’onpayait à certains seigneurs, autre le quint, quand on ven-dait un fief dans leur mouvance.
REQUIS, ISE (re-ki),;». p. de requérir. || Il a l’âge re-quis, les qualités requises pour occuper cet emploi, pouretre admis, l’âge convenable, les qualités necessaires.Il S. m. Ce qui est dans l’ordre prescrit par les lois.
RÉQUISITION (ré-ki-zi-sion. Lat. requisitld), s. fAction de requérir. A. la réquisition de, etc. 11 En jurispr.Demande incidente formée à l'audience. || Conclusionsdu ministère public sur la réquisition du procureur.