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RÉS
11 Demande faite par l’autorité, pour avoir à sa dispositiondes hommes ou des choses. La réquisition des jeunes gensde dix-huit ans à vingt-cinq. Une réquisition de bœufs.
RÉQUISITOIRE (re-ki-zi-toi-r’), s. tu. T. de procé-dure. Acte de réquisition fait par celui qui remplit dansun tribunal les fonctions du ministère public.
* RÉQUISITORIAL, ALE, adj. Qui tient du réquisitoire.
* RESALUER, v.a. Saluer de nouveau.|| Rendre le salut.RESCIF (ré-sif), s. m. Voy. récif.
* RESCINDABLE, adj. Sujet à rescision.
RESCINDANT, s. m. T. de pratique. Demande tendant
à faire annuler un acte, un jugement.
RESCINDÉ, ÉE, p. p. de rescinder.
RESCINDER (lat. rescindere), v. a. En jurispr. Cas-ser, annuler un acte, un jugement.
RESCISION liât, rescisio), s. f. En jurispr. Action derescinder. Une action en nullité ou en rescision. || Enehir. Ablation, retranchement. Rescision des amygdales.
RESCISOIRE (lat. rescissorius), adj. T. de pratique.Qui donne lieu à rescision. || S. m. L’objet principalpour lequel on s’est pourvu contre un acte, un juge-ment, et qui reste à juger, quand l'acte ou le jugementa été annulé.
RESCRIPTION (lat. rescriptio), s. f. Synonyme del’effet de commerce nommé mandat. Porteur d’une res-cription sur le receveur des impositions. || Sorte d’ac-tions ou obligations financières.
RESCRIT (rè-sk<ri. Lat. rescriptum), s. m. En droitromain, lettre par laquelle l’empereur, sans décider lefond d,’une affaire, indiquait aux magistrats ou aux jugesle parti qu’ils devraient prendre dans unehypothèse qu’ilsétaient chargés d’examiner et de vérifier. || Lettres dupape, dites aussi bulle ou monitoire, lorsqu’elles portentdécision de quelque point de droit, ou de quelque autredifficulté. || Expéditions pour les bénéfices. || Loi, or-donnance dans certains pays.
RÉSEAU (lat. retiolum ), s. m. Petit rets. |j Tissu de
fil, de soie, de fil d’or ou d’argent, en forme de rets.j| Espèce de petit filet rond, sur lequel sont montés lescheveuxdesperruques.il Réseau rond, le fond de cer-taines dentelles telles que le point d’Alençon, la malines,
etc. ; réseau carré, le fond de la Valenciennes. || En blas.Ornement divisé par des lignes diagonales. || En anat.Entrelacement de vaisseaux sanguins, de fibres, denerfs. | (Ensemble de chemins ou de voies ferrées qui met-tent en communication diverses localités d’une contrée.
* RÉSECTION (lat. resectio), s. f. En chir. Action decouper, de retrancher. La résection de l’os.
RÉSÉDA (lat. réséda), s. m. Genre de la famille desrésédacées. || Réséda gaude, bisannuel, cultivé pour lateinture en jaune. || Le réséda odorant, annuel,a RÉSÉQUER (lat. resecare), v. a. En chir. Pratiquerl’opération de la résection.
RÉSERVATION, s. f. Action par laquelle on réserve.
| Droits qu’on s’est réservés dans un acte. || Droit quee pape se réserve de conférer certains bénéfices dansles pays d’obédience, lorsqu'ils viennent à vaquer.
RÉSERVE (voy. réserver), s. f. Action de réserver.Dansce contrat il a fait plusieurs réserves. || Aupl. Chosesréservées. || En jurispr. Réserve légale, portion de biensque la loi déclare non disponible, en la réservant à cer-tains héritiers. || Application qu’on fait des cas réservés.|| Saintes espèces conservées pour la communion desmalades et des fidèles communiant aux messes où l’onn’a point consacré de petites hosties. || S. f.pl. Enju-rispr. Protestations faites par une partie contre, les in-ductions que l’on pourrait tirer d’un acte émané d’elle.Faire ses réserves. || Fig. Faire ses réserves, garder undissentiment qu’on exprimera plus tard. || Armée deréserve ou simplement réserve, partie de l’armée qu’onn’appelle sous les drapeaux que quand les circonstancesl’exigent. || Corps de réserve ou simplement réserve,troupes qu on tient, un jour de bataille, à distance del'action, pour les diriger sur les points faibles ou mena-cés. || Cadre de réserve, cadre sur lequel sont portésles officiers généraux arrivés à un certain âge. || T. dechasse. Canton de réserve ou simplement réserve, cantonui est réservé pour celui à qui la chasse appartient.Bois de réserve ou simplement réserve, partie de bois
quon laisse croître en futaie.||Dans la gravure parlesacides, dissolution de gomme laque ou de toute autrematière résineuse qui protège, réserve une portion dela planche. || S. f.pl. Substances qu’on applique surcertaines parties des toiles, pour les empêcher de pren-dre la couleur bleue de la cuve d’indigo. || Fig. Sortede prudence qui nous retient de dire ou de faire. Avoirde la réserve. || S’avoir aucune réserve pour quelqu’un,lui tout dire, ne,lui cacher aucun secret. || À la réservede, loc. prép. A l’exception. A la réserve de quelquesfrontières inquiétées quelquefois parles voisins, tout lereste de l’univers jouissait d’une poix profonde, Ross.
|| Sans réserve, loc. ado. Sans faire exception ou res-triction. J obéis sans réserve à tous vos sentiments, Cors.Es réserve, loc. ado. A part, de côté. Avoir en réservede l’argent, des arguments, etc.
RÉSERVÉ, ÉE, p. p. de réserver. ||Biens réservés,biens dont un testateur ne peut disposer au préjudice deses héritiers. || Cas réservés, péchés dont on ne peutrecevoir l’absolution que du pape ou de l’évêque, ou deprêtres qui ont reçu d’eux un pouvoir spécial. || Fig.C’est un cas réservé, se dit d’une chose dont on faitmystère, et que l’on veut faire valoir par ce moyen.|| Fig. Qui reserve sa conduite, ses paroles, qui se re-tient de dire ou de faire. Les prédicateurs doivent êtreréservés sur les louanges, Boss. Soyez réservés dans vosliaisons de jeunesse, Marmontel. || Réservé à, avec un in-finitif. Il était réservé à parler des fautes et des traversd’autrui, d’Alemb. || Subsl. Faire le réservé. |j II se ditaussi des choses. Un air, un maintien réserve;
RÉSERVER (lat. reservare), ». a. Retenir quelquechose d’un tout, ou un objet entre plusieurs. Réserverune part du butin. || Garder pour un autre temps, pourun autre usage, pour une autre occasion, etc. Réserverde l’argent pour les besoins imprévus. Vous pouviez ré-server cet avis à un autre temps, Pasc. || Il se construitavec à et un infinitif. Réservons à dire le reste plus tard.|| Au passif et impers. Socrate vil et déplora les malheursde sa patrie ; c’est à Thrasybule qu’il était réservé de lesfinir, J. J. Rouss. || Se réserver la réplique, déclarerqu’on veut répliquer. || Destinera. Les dieux nous ré-servaient à d’autres dangers, Fén. || Se réserver, réser-ver pour soi, garder pour soi. || Se réserver à faire quel-que chose, ou de faire quelque chose, attendre, remettreà faire cette chose pour un temps, une occasion, un lieuqu’on jugera favorable. || Se réserver, ». r. Se ménagerpour un autre temps, pour une autre occasion.
RÉSERVOIR, s. m. Lieu fait exprès pour y tenir cer-taines choses en réserve. || Fig. C’est dans ce petit réser-voir [le cerveau] qu’on trouve toutes les images dont ona besoin, Fén. |[ Lieu où l’on amasse les eaux. [| Par ex-tens. Ces montagnes sont les immenses réservoirs desneiges éternelles, Volt. || Bassin où l’on conserve lepoisson. || En anat. Toute cavité du corps humain danslaquelle s’amasse un fluide. Le réservoir de la bile. || Enphys. Lieu, corps où résident les forces cosmiques. Laterre est le réservoir de l’électricité.
RÉSIDANT, ANTE, adj. Qui réside. Le lieu où il estrésidant. || Membre résidant, se dit, dans les sociétéssavantes, par opposition à membre correspondant.
RÉSIDENCE (voy. résider), s. f. Demeure ordinaireen quelque lieu. Il a établi sa résidence en cet endroit.|| Par extens. Action de garder la chambre, de demeu-rer chez soi. Sans enfants il n’y a point de résidencedans les familles, J. J. Rouss. || Séjour actuel et obligédans le lieu où l’on exerce quelque fonction. Les évêques,les magistrats sont obligés à la résidence. || Lieu où ré-side un prince, un seigneur. || Résidence royale, châteauqui dépend de la couronne. || Emploi, dignité de résidentauprès d’un prince. || Il se dit des propriétés qui sontattachées à certains corps. La résidence de la force ma-gnétique dans le fer et l’aimant, Buff.
RÉSIDENT, s. m. Envoyé qui réside auprès d’un sou-verain étranger, et qui est moins qu’un ambassadeur etplus qu’un agent. || Ondit aussi : Ministre résident. || Lafemme du résident s’appelle Madame la résidente.
RÉSIDER (lat. resiaere),v. n. Faire sa demeure or-dinaire en quelque endroit. Il réside à Paris, sur sondomaine, dans son domaine, etc. || Absol. Demeurer
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