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* RÉTAMAGE, s. m. Action de rétamer.
* RÉTAMER (re... et étamer), v . a. Pratiquer sur lescasseroles qui en ont besoin l’opération de 1 etamage.
* RÉTAMEUR, s. m. Ouvrier ambulant qui rétame.RETAPÉ, ËE, p. p. de retaper. || S■ m. Un retapé,
une coiffure en cheveux retapés.
RETAPER (re... et taper), v. a. Repousser en tapant.M. le duc d’Orléans fit ce qu’il put pour arrêter ses lar-mes et pour bien retaper ses yeux, St-Simon. || Remet-tre un chapeau à neuf. || Fig. et famil. Il a été bienretapé, il a été fort maltraité. || Retaper une perruque,la friser et la poudrer. || Retaper des cheveux, les pei-gner à rebours et les faire renller.
RETARD (voy. retarder), s. m. Il se dit do ce qui estou se fait trop tard. Un débiteur qui est en retard depayer. Vous êtes en retard. j| Le retard d’une montre,d’une pendule, partie du mouvement qui sert à la retar-der ou à l’avancer. || En harmonie, délai momentanéque l’on met à frapper l’une des notes d’un accord, enprolongeant quelques instants la note de l’accord précé-dent, note dont celle qui est retardée forme la résolution.
RETARDATAIRE (retarder), adj. et s. m. Il se dit descontribuables en retard de payer, des conscrits qui ne serendent pas à temps sous les drapeaux. || Fam. Il se ditde ceux qui arrivent trop tard à quelque chose.
* RETARDATEUR, TRICE, adj. dont l’Académie nedonne que le féminin. En phys. Qui rend plus lent lemouvement des corps. Force retardatrice.
RETARDATION (lat. relardatio), s. f. En phys. Ra-lentissement du mouvement d’un corps.
RETARDÉ, ÉE, p. p. de retarder.
RETARDEMENT, s. m. Action de rendre tardif. Ceqae j’ai à vous dire ne veut point du tout de retardement,Mol. || État de ce qui est en retard, de ce qui tarde.Les retardements de la poste, Sév. Cette accélérationet ce retardement du mouvement de la lune, Condjllac.
RETARDER (re... et tarder), v. a. Remettre à unautre temps. Retarder son départ. || Être cause qu’unechose soit remise à un autre temps. Retarder la rume del’empire. || Rendre plus lent, empêcher d’agir immédia-tement, en parlant des personnes. Mais quels soins désor-mais peuvent me retarder? Rac. || Il se dit des choses. Laraison n’est jamais retardée dans ses progrès que par lesvices du gouvernement, Condillac. || Retarder une hor-loge, une montre, faire qu’elle marque une heure moinsavancée ; et aussi faire qu’elle aille moins vite. || En mus.On retarde dans un accord une note consonnante par unenote prise dans l’accord précédent. || V. n. Remettre à unautre temps. Le roi dit qu’il y avait cinq ans qu’il retar-dait de venir à Chantilly, Sév. [| Aller trop lentement,en parlant d'une horloge, d’une montre. || On dit demême : Je retarde de cinq minutes. || La lune retardetous les jours de trois quarts d’heure, elle paraît tousles jours trois quarts d’heure plus tard. || On dit danslemême sens: La marée retarde. || La tièvre retarde, sedit d’une tièvre intermittente dont l’accès vient plustard qu’il n’était venu le jour précédent. || Se retarder,v. r. Être retardé, être remis.
* RETÂTER (re... et tâter)', v. a. Tâter de nouveau.|| Remanier, corriger. || Fig. S’enquérir avec mystère.Retâter quelqu’un pour une affaire. || V. n. Goûter uneseconde fois. Retâter d’un livre, d’une médecine, etc.
RETEINDRE, v. a. Teindre de nouveau.
RETEINT, EINTE, p. p. de rcteindre.
RETENDRE (re...et tendre), v. a. Tendre denouveau.RETENDU, UE , p. p. de retendre.
RETENIR (re... et tenir), v. a. Tenir encore une fois,ravoir. Je voudrais bien retenir l’argent que je lui aiprêté. Il voudrait bien retenir ce qu’il a dit, il vou-drait ne l’avoir pas dit. || Garder par devers soi ce quiest à un autre. Retenir le bien a autrui. || Ne point sedessaisir d’une chose, la garder tou jours. Retenir l’em-pire. ||_En parlant des habitudes, des qualités bonnes oumauvaises, des observances, ne point perdre. Retenirl’accent de son pays. || Prélever, déduire d'une somme.En me payant il a retenu la somme qu’il m’avait prêtée.
|| Réserver, il a donné son bien, mais il en a retenu l’u-sufruit. |/ T. de procédure. Retenir une cause, se ditdes juges qui décident qu’une cause est de leur com-
pétence. || Il signifie aussi la conserver au rôle pourqu’elle soit jugée à son rang et sans délai. || Enarithm.Retenir un ou plusieurs chiffres, les réserver pour lesrejoindre aux chiffres de la colonne qu’on doit calculeraprès. || S’assurer par précaution de ce qu’un autre au-rait pu prendre. Retenir un appartement, un domesti-que, une place, etc. || Retenir date, indiquer à quelqu’unun jour, une époque où l’on exigera de lut telle chose.|| Nepas laisser aller, en parlant des choses qu’on arrête, quisont arrêtées. Des citernes qui ne peuvent retenir l’eau.C’est une chaussée qui suit les bords de la Loire et retientcette rivière dans son lit, i,a Font. || Garder dans soncorps. Retenir son urine. || Retenir son haleine, ne pas lalaisser sortir. || On dit de même : Retenir ses soupirs,ses larmes. || Retenir le rire, s'empêcher de rire. || Re-tenir sa langue, ne pas se laisser aller à parler, à tropparler. || Arrêter, ne pas laisser aller, en parlant despersonnes. Il ne m’a retenu que pour parler de vous,Rac. Retenir en prison. || Retenir à dîner, à coucher,garder quelqu'un pour qu’il dîne, qu’il couche dans lamaison. || Il se dit aussi des choses qui font séjour-ner, qui arrêtent. Ce rhume l’a retenu dans sa cham-bre. La goutte le retient au lit. || Empêcher de sortir.|| Fig. Us retiennent la vérité dansl’injustice, Mass. j| Em-pêcher d’avancer, de cheminer. J’ai beau vouloir retenirle temps, c’est lui qui m’entraîne, Sév. || Fixer, empê-cher de tomber. Soulever et retenir un rideau. Retenirune poutre avec un lien de fer. || S’opposer à l’effet pro-chain d’une action. Il serait tombé dans le précipice, sije ne l’eusse retenu. || Fig. Le bruit de son trépas D’unvainqueur trop crédule a retenu le bras, Rac. [J Répri-mer, modérer, empêcher, en parlant des personnes. Lacrainte des peines les retient. Retenir les hommes dans ledevoir. 11 II se dit des sentiments que l’on contient. Retenirsa colère. 11 Retenir avec de et un infinitif. Cette considé-ration ne m’a jamais retenu de faire ce que j’ai cru bon etutile, J. J. Rouss. || Retenir dans, imposer, prescrire. Lacrainte de renouveler vos peines m’a retenu dans un si-lence que je crois que vous avez entendu, Sév. || Absol.Retenir quelqu’un, lui faire observer la discrétion, desménagements. || Mettre, garder dans sa mémoire. Levéritable éloge d’un poète, c’est qu’on retienne scsvers, Volt. |j Retenir que. Retenons bien que les ob-jets extérieurs ne renferment rien d’agréable ni defâcheux, Mal eu b. || Absol. Se dit des chevaux qui sontau timon ou dans les limons, et qui empêchent la voi-ture d’aller trop vite à une descente.
Se retenu!, v. r. S’empêcher de tomber. Il se retint auxcrins du cheval. || S’arrêter avec effort. Il se retint au borddu précipice. || Fig. Se modérer. Cela me parut si hor-rible que j’eus peine à me retenir, Pasc. || Se dit des sen-timents dans le même sens. Croyez-moi, les épanche-ments de l’amitié se retiennent devant un témoin quelqu’il soit, J. J. Rouss. || Différer de satisfaire aux be-soins, aux mouvements naturels. Retenez-vous, vous nepouvez pleurer ici. || Être gardé dans la mémoire.
RÉTENTION (lat. relenlio),$. f. En jurispr. Droit dorétention, faculté accordée à certains créanciers de rete-nir la chose qui est entre leurs mains, jusqu’à parfaitpayement de ce qui leur est dû. || Réservation. Rétentiond’une pension sur un bénéfice. || Rétention d’une cause,action des juges qui, décidant que la connaissance d’unecause leur appartient, la retiennent; et aussi décisionpar laquelle une cause est conservée au rôle et en sonrang. j| En méd. Rétention d’urine ou simplement ré-tention, accumulation de l’urine dans la vessie.
RÉTENTIONNAIRE,s.m. En jurispr. Celui qui retiententre les mains ce qui appartient à d’autres.
RETENTIR (re... et anc. fr. tentir, du lat. tinmtus\v. n. Rendre, renvoyer un son éclatant. De nos cris dou-loureux la plaine retentit, Rac. j| Fig. Tout retentit t’ubruit de ses exploits. || Faire ou produire un bruit écla-tant. Le tonnerre, latrompette a retenti. |j Fig. Ses louan-ges retentissent partout. Je voudrais que le récit de toutesles injustices retentît sans cesse à toutes les oreilles,Volt. j| Fig. Retentir dans l’âme, dans le cœur, se dit deparoles, de cris qui font une forte impression sur Pâme.
RETENTISSANT, ANTE, adj. Qui retentit. Voûte re-tentissante. Des mots retentissants.