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RU IV! B (ronl)’. Anglais rhumb), s. m. Quantité angu-laire comprise entre deux des trente-deux airesde vent dela boussole. || Ligne de ruinb, courbe que décrit un vais-seau, en faisant toujours le même angle avec le méridien.
* RUMEN (rii-mèn’. Lat. rumen), s. ni. Premier esto-mac des ruminants, dit aussi panse ou herbier.
RUMEUR (lat. rumor), s. /'. Bruit sourd et général,excité par quelque mécontentement, annonçant quelquedisposition à la révolte, à la sédition. Les rumeurs dela foule. || Bruit qui s’élève tout à coup, et qui a pourcause un accident, un événement imprévu. || Bruit con-fus de plusieurs voix. || Réunion des opinions ou dessoupçons du public contre quelqu’un. La rumeur publi-que l’accuse. || Bruits qui courent, qui se répandent.
* RUMEX (lat. rumex), s. m. En bot. Nom moderne dugenre patience.
RUMINANT, ANTE, adj. En liist. nat. Qui rumine.Les bœufs sont des animaux ruminants. || S. m. Les ru-minants, famille de mammifères comprenant ceux quiont les membres en colonnes, terminés par des sabotsavec ou sans semelle calleuse.
RUMINATION, s. f. Fonction particulière à un certainnombre de mammifères, et qui consiste dans le retourdes aliments de l’estomac à la cavité buccale, où ils sontsoumis à une seconde mastication après laquelle ilssont avalés de nouveau.
RUMINÉ, ÉE, p. p. de ruminer.
RUMINER (lat. ruminare), v. a. Opérer la rumina-tion. 11 Fig. Je rumine mes plaisirs pour ainsi dire par defréquents souvenirs, J. J. Rouss. || Absol. Cet animal ru-mine. || Fig. et famil. Penser et repensera une chose. Ru-minant toujours en soi-même quelque dessein tragiqueet funeste, Boss. 11 Neutralement. Et quoique là-dessus jerumine sans fin. Mol. 1 1 Absol. Qu’as-tu à ruminer ? Mol.
* RUNES (gothique runa, mystère), s. /'. pl. Caractèresdont se servaient les Scandinaves.
RUNIQUE, adj. Qui a rapport aux runes; qui estécrit en runes. Caractères rumques. Poésies runiques.
RUPTOIRE (lat. ruptum), s. m. En chir. anc. Cautèrepotentiel qui brûle et produit une solution decontinuité.
RUPTURE (lat. ruptura), s. f. Action par laquelleune chose est rompue; état d’une chose rompue. Larupture d’une porte, d’un coffre, etc. || En méd. Solutionde continuité survenant par suite de contractions mus-culaires ou de distension exagérée d’un organe creux.La rupture d’un tendon, du cœur. 11 Fig. Division qui sur-vient entre des personnes unies par traité, par amitié,etc. || Annulation d'un traité, d’un acte, etc. La rupturedelà paix. || Rupture d’un mariage, rupture d’un projetde mariage. || Rupture de ban, action par laquelle unhomme, condamne à demeurer en un certain lieu, quittecette résidence. | [ Séparation des membres d’une assem-blée. 11 Renonciation à un projet, à une partie. || En peint.Action de mélanger les couleurs, les teintes sur la palette.
RURAL, ALE (lat. ruralis), adj. Qui appartient auxchamps, à la campagne. Biens ruraux. La vie rurale.|| Code rural, ensemble de règlements concernant lesbiens de la campagne.
RUSE (voy. ruser), s. f. Détours, expédients du liè-vre, du cerf, du renard, quand on les chasse. J| Moyenqu’on emploie pour tromper. || De ruse, par la ruse.Ce qu’il ne peut de force, il l’entreprend de ruse, Cous.
| j Ruse de guerre, moyen qu’on emploie pour tromper lesennemis sur scs desseins, ses opérations. || Ruses inno-centes, petites finesses durit on se sert à bon dessein.|| Ruses de l’enfer, suggestions insidieuses du démon.
RUSÉ, ÉE, adj. Oui a de la ruse. Un rusé coquin.Il Famil.’ C’est un rusé compère, c’est un homme adroitet artificieux. || Subst. Un rusé. Une rusée. || Qui an-nonce de la ruse. Avoir l'air rusé.
RUSER (lat. recusare), v. n. Employer toutes sortesde détours pour échapper aux chiens, en parlant du re-nard, du lièvre, du cerf, etc. || Fig. User de ruses, demoyens de tromper. 11 faut ruser avec la négligence deshommes, ainsi qu’avec leurs passions, Barthélémy.
* RUSEUR, s. ni. Celui qui emploie la ruse, qui sese plaît à en faire usage.
RUSTAUD, AUDE (ru-stè. Anc. fr. rliste, rustre), adj.Famil. Qui tient du paysan, de la campagne, qui est gros-sier. 11 est rustaud. Air rustaud. || S. m. Un rustaud.
RUSTICITÉ (lat. rusticitas), s. f. Manières rustiques,apparence rustique. || Manières rustiques poussées jus-qu'à la grossièreté. || Rusticité d’une plante, qualitéqu’elle a de ne pas craindre les intempéries des saisons.
RUSTIQUE ( Xal.rusticus ), adj. Qui appartient aux ma-nières de vivre de la campagne. Les plaisirs rustiques.Un repas rustique. || Maison rustique, ensemble de tousles objets indispensables au cultivateur. j| La Maison rus-tique, titre d’un ouvrage d’agriculture. || S. m. Ce qui estrustique. || En parlant des personnes, qui a un caractèred’homme de la campagne. Je suis rustique et fier, Boil.|| S.m. Paysan, campagnard. || Se dit des arbres, des plan-tes qui bravent le chaud et le froid, la sécheresse et l’hu-midité. 11 Inculte, sauvage, sans art. Une maison rustique.|| Dans les parcs, dans les jardins, banc, siège rustique,banc, siège taillé ou façonné avec une sorte de simpli-cité rustique. || En areliil. Ouvrage, genre rustique, ou-vrage en pierres brutes ou imitant les pierres brutes.|| L’ordre rustique ou subst. le rustique, celui dont lescolonnes et l’entablement sont travaillés de manière àprésenter une apparence brute, par un bossage uni oupiqué. || Fig. Grossier, impoli, rude. || Langue latinerustique, latin corrompu qui se parlait dans les pays la-tins, après l’invasion des barbares.
RUSTIQUÉ, ÉE, p. p. de rustiquer.
RUSTIQUEMENT, adv. D’une manière rustique. En-fant élevé rustiquement. |{ D’une manière grossière.Parler rustiquement.
RUSTIQUER, v. a. En areliit. Travailler ou crépir lasurface d’une construction dans le genre rustique. | f Rus-tiquer des pierres, les tailler de manière à leur donner uneapparence brute en lespiquant avec la pointe du marteau.
RUSTRE (anc. fr. ruste, du lat. rusticus), adj. Fortrustique, fort grossier. Un jeune homme rustre et vio-lent, J. J._ Rouss. || Subst. Un rustre.
* RUTACÉES, s. f. pl. Famille de plantes, à laquelle larue, en latin ruta, a donné son nom.
* RUTHÉNIUM, s. m. Nouveau métal qui se trouvesurtout dans les minerais de platine avec l’iridium.
* RUTILANT, ANTE (lat. rutilare), adj. Qui est d’unrouge brillant. || En chirn. Se dit de l’acide nitreux etdes vapeurs qu’il exhale.
RUTOIR, s. m . Voy. rodtoir.
RYTHME, s. m. Voy. rhïthme.
S
S (ès. Lat. s), s. f. et S (se dans l’épellation mo-derne), s. m. La dix-neuvième lettre de l’alphabet et laquinzième des consonnes. ||Fig. Faire des S, se dit d’unhomme ivre qui ne marche pas droit. || T. de mar.S signifie sud. || S. S. Sa Sainteté [le pape], ou Sa Sei-gneurie. Ij S. M. Sa Majesté. || T. d’arts. Voy. esse.
SA, adj. poss. f. Voy. sos.
SABAISME, s. m. Voy. sabéisme.
SABBAT (sa-ba. Lat. sabbatum, de l’hébreu schabal,
se reposer), s. m. Chez les Juifs, le repos religieux.|| Jourdu sabbat ou simplement le sabbat, le septième jour de lasemaine, c’est-à-direle samedi, auquel il était commandéde garder le repos. |J Assemblée nocturne des sorciers.Il Grand bruit avec desordre. Voyez le beau sabbat qu’ilsfont à notre porte, Rac. || Popul. Gronderie, criailierie.
SABBATINE [sabbat], s f. Thèse de controverse queles écoliers soutenaient à la fin de leur première annéede philosophie; elle se soutenait d’ordinaire le samedi.