XYL
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ZË13
«XYLOGRAPHIE, ». f. Chez les anciens, écriture surdes tablettes de bois. || Art de graver sur bois. || Art d'im-primer avec des caractères de bois, ou avec des planchesde bois dans lesquelles sont taillées les lettres.«XYLOGRAPHIQUE, adj. Qui concerne la xylographie.
XYLOPHAGE s. m. Insecte coléoptère
qui vit dans les vieux bois. [) Adj. Qui ronge le bois.
«XYLOPHONE (çi/ov et p«5v>j),*. m. En mus. Instru-ment composé d’un clavier de bois de sapin reposantsur des coussinets de paille, dont on frappe les touchesavec une baguette.
XYSTE (Int. xystum, de ?urrov), s. m. T. d’antiq.■Chez les Grecs, portique couvert, dans la palestre. || Chezles Romains, lieu découvert servant de promenatlq.
Y
Y (i grec ou, selon l’épellation moderne, i. Lat. y),s. m. vingt-quatrième lettre de l’alphabet. || Dans leslettres numérales employées au moyen âge, Y valait 150.Il II sert souvent en algèbre à désigner une inconnue.|| Embranchement en forme d’Y. Cette grande chaînese divise là comme un y grec en deux branches inégales,Saussure. || Dans les transcriptions de mots grecs, y ré-pond à l’y, que les Grecs modernes prononcent i. Onle conserve aussi dans quelques mots empruntés des lan-gues étrangères. || Y a deux prononciations : tantôt il re-présente le, son simple d’un i, comme dans physique, etc.tantôt le son de deux i, comme dans appuyer, etc.
Y (lat. ibi), adv. de lieu. En cet endroit-là. Voulez-vous y aller? Rendez-vous-v. J’y cours. || Yjouant le rôlede pronom, et signifiant : en ce, en ceci, en cela, en celtechose, en ces choses. Et pour se bien conduire en ces dil-ficultés, Ilyfaut, comme en tout,fuir les extrémités,M ol.I| Il se dit dans le même sens avec un nom de personne.Je ne distingue rien en celui qui m’offense ; Tout y de-vient l’objet de mon couroux, Moi.. || Il se dit aussi pour :à ce, à ceci, à cela, à cette chose, à ces choses. Dure àjamais le mal, s’il y faut ce remède ! Corn. || 11 se ditd’une façon analogue avec un nom de personne. J’aile cœur et l’imagination tout remplis de vous; je n’y
I iuis penser sans pleurer, et j’y pense toujours, Sév.
| Y employé pour : à lui, à elle, à eux, à elles, en par-ant de personnes. Pour ébranler mon cœur, Est-ce peude Camille ? y joignez-vous ma sœur ? Cors. || En parlantde choses. Mes pauvres lettres n’ont de prix que celui quevous y donnez en les lisant comme vous faites, Sév, 11 D'u-sage moderne tend beaucoup à restreindre cet emploi dey. || F représente quelquefois une locution tout entière.La raison qu’il en apporte, c’est que le roi juge selon lajustice: ce n’est pas qu’il y juge toujours, mais c’est qu’ilest réputé y juger, Boss. || Y représente chez quelqu’un,auprès de quelqu’un. J’ai déjà soupe avec vous... j’y sou-perai encore bien ici, Volt. || Il y est, il n’y est pas, sedit d’une personne qui est ou qui n’est pas à son logis.|| Je n’y suis pour personne, je ne reçois personne.Il Y, en termes de pratique ou dans un langage analo-gue, se construit avec un participe passé ou un adjectif.Lisez l’acte; les personnes y nommées. Les pièces yafférentes. || Il est quelquefois explétif. Il n'y voit pas,-il n’y voit goutte, etc. (| Il y a, voy. avoir. || Il y va, voy.
aller. || Vous n’y êtes pas, vous ne l’entendez pas, etaussi vous n’aurez pas ce que vous pensez. || Vous vêtes, vous avez deviné. |j Vous y êtes, j’y suis, c’est-à-direvous êtes, je suis au point voulu, etc. || Dans le langagedes classes, on dit qu’un vers n’v est pas, pour exprimerqu’il pèche contre les règles de la versification. || Y seplace avant le verbe : Il y va; y est-il? À l’impératif ilse place après: Allons-v, excepté quand la phrase estnégative : N’y allons pas. || Il se met après les pronomspersonnels. Je vous y conduirai. || Quand y est placéim-médiatement après la seconde personne du singulier del'impératif, on ajoute à cette seconde personne une seuphonique, comme dans vas-y, donnes-y, etc. || À l’im-pératif, quand y se trouve avec moi et toi, on ne peutdire à cause de l’hiatus trop dur : menez-moi-y, conlie-toi-y ; alors on dit : menez-m’y, confie-t’y.
YACHT (iak’; l'y est aspiré et l’on dit le yacht. An-glais yacht), s. m. Bâtiment léger, lin, rapide, que lessouverains, les princes, les riches amateurs entretiennentdans certains ports pour les promenades en mer, les ré-gates, les promenades d’agrément.
* YACK ou YAK, s. m. Buffle à queue de cheval.
* YARD (iardj, s. m. Mesure de longueur employée enAngleterre, valant 0 m ,9l.
YATAGAN (ia-ta-gan ; l’y est aspiré et l’on dit : le ya-tagan. Turc yataghan), ». m. Anne d’estoc et de taille,dont le tranchant affecte une forme concave.
YÈBLE, s . f. Voy. hièble.
YEUSE (lat. iliceus), ». f. Chêne qui conserve sesfeuilles vertes en toute saison ; on le nomme vulgaire-ment chêne vert.
YEUX, s. m.pl. d’œil, voy. œil.
YOLE (l’y est aspiré et l’on dit la yole. Allem. Jolie),s. f. Petite embarcation étroite et légère, quelquefoistrès-longue, ordinairement très-faible d’échantillon ettrès-rapide.
YPRÉAU, s. m. Espèce d’orme à larges feuilles, quitire son nom d’Ypres, en Flandre. || Nom vulgaire dusaule marsault et du peuplier blanc.
«YSARD (i-zar), s. m. Voy. isard.
YUCCA (iou-ka ; l’y est aspiré et l’on dit le yucca-Mot caraïbe), s. m. Èn bot. Genre de la famille des li-liacées ; il se compose de plantes vivaces, à tige haute,plus ou moins herbacées.
Z
Z (zètF ou, suivant l’épellation moderne, ze. Lat. 2 ),s. m. Lettre consonne, la vingt-cinquième et dernièrelettre de l’alphabet. |1 Famil. Il est lait comme un Z, sedit d’un homme tortu. Il Dans les lettres numérales, Zvaut 2,000.
ZAGAIE (za-ghê. Esp. azagaya, du berbère zayâya),s. f. Arme d’hast dont les Maures se servent pour com-battre à cheval, demi-pique. || On applique ce nom aujavelot dont se servent les habitants du Sénégal, la plu-part des peuplades d’Afrique et autres nations sauvages.
ZAIM (arabe za’ im ), ». m. Soldat turc, dont le béné-fice militaire est un peu au-dessus de celui du timariot.
ZAIN (zin.Ital. zaino) , adj. m. Cheval zain, celui qui,quelle que soit sa robe, ne présente aucun poil blanc.
ZANI tital. zani, abrégé de Giovanni ), s. m. Per-sonnage bouffon dans les comédies italiennes. || Aupl.Des zani.
* ZÉA (Çsx), s. m. En bot. Nom scientifique du maïs.
ZÈBRE (mot éthiopien), s. m. Animal du sous-genreâne, habitant l’Afrique, et remarquable par sa robe, dontle fond jaune ou isabelle est rayé de nombreuses ban-des brimes ; dit aussi cheval sauvage et âne rayé. ||'Nqmdonné à certaines coquilles et à deux espèces de pois-sons, les chétodons et les pleuronectes.