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ZIR
ZÉB
ZÉBRÉ, ÉE,adj. Marqué de bandes foncées sur un fondclair. || Cheval zébré, cheval dont la robe présente deslignes noirâtres qui entourent l’avant-bras et la jambe.
* ZÉBRER, v. a. Produire sur quelque animal ou surquelque objet des raies semblables à celles du zèbre.
* ZÉBRURE, s. f. Raie ou raies semblables à celles duzèbre.
ZÉBU, s. m. Nom vulgaire du bœuf indien, qui a sur legarrot une ou deux bosses charnues. 11 Aupl. Des zébus.
ZÉLATEUR, TRICE (lat. zelator), s. m. et f. Celui,celle qui agit avec zèle pour quelque chose ou quelqidun.Zélateur de sa sainte loi [de Dieu], Fléch. Ces .ancienszélateurs de la liberté, uniquement attentifs au bienpublic et à la gloire de la nation, Rolljn. |] Aclj. L’espritzélateur d'une assemblée. || Titre d’office dans quelquesordres religieux, consistant à veiller avec zèle sur laconduite des novices et des jeunes profès. || Zélatrice,nom, parmi les ursulines, d’un office qui répond à celuide procureur dans les communautés d’hommes.
ZÈLE (lat. zclus, de Çûios), s. m. Affection vive,ardente pour le service de quelque chose, de quel-qu’un, de Dieu. Le zèle pour le bien public. Le zèle dusalut des âmes est comme le premier devoir d’un pas-teur, Mass. || Zèle indiscret, zèle inconsidéré, zèle quin’est pas réglé par la prudence. || Dans le langage del’Écriture, le zèle de la maison de Dieu le dévore, il aun zèle extrême pour le service de Dieu. || Faire du zèle,se montrer trop zélé, dépasser la mesure dans l’exécu-tion d’un ordre, d’une mission, d’une fonction. |] Parti-culièrement, le zèle, le zèle pour la religion. || Faux zèle,zèle aveugle et mal entendu.
ZÉLÉ, ÉE, adj. Qui a du zèle. Car il contrôle tout, cecritique zélé, Mor. || Subst. Un zélé. Une zélée. |l Fauxzélé, celui qui est animé d’un zèle faux pour la religion.
* ZEND (zind’. Zend zânti, connaissance), s. m. Le com-mentaire, l’explication de la révélation de Zoroastre.|| Nom donné par Anquetil-Duperron à la langue danslaquelle Zoroastre a écrit ses livres. || Adj. Qui appar-tient au zend. Des livres zends. La langue zende.
ZEND-AVESTA (zin-da-vè-sta. Zend zend, commen-taire, avesla, livre divin), s. m. Recueil des livres sa-crés des Parses ou sectateurs de Zoroastre.
ZÉNITH (zé-nit’. Arab esemt, chemin droit), s. m.En astron. Point de la sphère céleste qui, pour chaquelieu de la terre, est rencontré par la verticale élevéeen ce lieu. || Fig. Le point le plus élevé où on puisseparvenir. Le zénith de votre esprit ne va pas au nadirde celui du moindre des imans, Moxtesq.
* ZÉNITHAL, ALE, adj. Qui appartient au zénith. Lespoints zénithaux.
ZÉNONIQUE, adj. Qui appartient au système de Ze-non d'Élée ; c’est un système idéaliste. || Qui appartientau système de Zénon de Cittium, créateur du stoïcisme.ZÉNONISME,s. m. Philosophie de Zénon le stoïcien.ZÉOLITHE (Çsîv et liDoç), s. m. Sorte de roche quibouillonne au chalumeau, à cause de l’eau qu’elle con-tient. || L’Académie fait ce mot du masculin ; mais lesminéralogistes le font féminin.
* ZÉOLITHIQUE, adj. Qui appartient au zéolithe. Mi-néral zéolitbique.
ZÉPHIRE ou ZÉPHYR (lat. zephirus, de .
s. m. Nom que les anciens donnaient au vent d’occident(on met une majuscule). || Dans la Fable, lèvent d’oc-cident personnifié et qualifié de dieu (on met une ma-juscule). || Tout souflle de vent doux et agréable (onmet une minuscule). Un jeune prince, au retour deszéphyrs, se promenait dans un jardin délicieux, Fén.|| T. de mar. Léger souffle de vent. ||T. de danse. Pasde zépbire, pas qui se fait en se tenant sur un pied,et balançant l’autre en avant et en arrière. || Nomdonné, dans l’armée, à des soldats de compagnies de dis-cipline qu’on envoie d’ordinaire en Algérie. || L'Acadé-miedistingue zépbire et zéphyr, disant que zéphire estle vent d’occident ou ce vent personnifié, et zéphyr toutvent doux et agréable. Cette distinction est illusoire ;les auteurs confondent perpétuellement zéphire et zé-phyr, et il ne faut y voir qu’une variété d’orthographe.
ZÉRO (ital. zéro, contracté de zefiro, de l’arabe cï-fron ), s. m. En aritlim. Chiffre en forme d’O, qui de
lui-même ne marque aucun nombre, mais qui, étant misà la droite des autres, indique qu’ils prennent une va-leur dix fois plus forte. || Je ne veux pas qu’il y man-que un zéro, je ne veux pas qu’il y manque rien. || Safortune est réduite à zéro, elle est réduite à rien. || Fig.Ajouter des zéros à un compte, l’amplifier. || Fig. C’estun zéro, un zéro en chiffre, se dit d’un homme qui n’estd’aucune considération. || Point qui correspond à latempérature de la glace fondante dans le thermomètre.
Le thermomètre est à zéro. || En général, point d’où l’onpart pour compter les degrés. || Aupl, Des zéros.
* ZEROTAGE, s. m. Fixation du zéro dans les instru-ments de précision.
ZEST (zèst’) ! interj. familière et ironique dont onse sert pour repousser ce que dit une personne. Ilse vante de cela : zest ! J| On trouve aussi zeste. || 11indique aussi la promptitude. Zest 1 me voilà rendu.j| On trouve aussi zeste. || Famil. Être entre le zist etle zest, être fort incertain sur le parti qu’on doit pren-dre. || Il se dit aussi d’une chose qui n’est ni bonne nimauvaise. Cela est entre le zist et le zest.
ZESTE (lat. schistus, de a^icrns;), s. m. Séparationmembraneuse qui divise l’intérieur d’une noix. Le zested’une noix. || Écorce extérieure, jaune et colorante, del’orange ou du citron, séparée de la peau blanche etamère qui est au-dessous. || Fig. Chose de la plus mincevaleur. || Famil. Cela ne vaut pas un zeste, je n’en don-nerais pas un zeste, se dit d’une chose de peu de valeur.
* ZESTER, v. a. Séparer du zeste la partie blanchesous-jacente. || Couper l’écorce d’un citron par petitesbandes. Zester un citron.
ZÉTÉTIQUE (Ç>)TiîTizo;), adj. T. didactique. Qui con-cerne les recherches. || La méthode zététique ou subst.la zététique, méthode dont on se sert pour résoudre unproblème de mathématique ; et en général, celle donton se sert pour pénétrer la raison des choses.
* ZÉZAIEMENT, s. m. Vice de prononciation par lequelon donne à plusieurs consonnes le son du z. || Manièrede prononcer en zézayant.
* ZÉZAYER, v. n. Remplacer dans la prononciation l’ar-ticulation du j ou du g doux par celle du *.
ZIBELINE (b. lat .sabellum, martre, mot d’origineslave), s. f. Martre de Sibérie à poil très-lin. || La peaude cet animal employée comme fourrure. La martre laplus estimée est la zibeline. || Adj. Martre zibeline.
ZIGZAG (zi-gzagh’. Onomatopée), s. m. Suite de li-gnes formant des angles alternativement saillants etrentrants. || On dit dans un sens analogue : Aller, mar-cher en zigzag; un chemin tracé en zigzag. || Cet ivro-gne fait des zigzags en marchant, il va tantôt d’un côté,tantôt d’un autre. |j Petite machine, composée de trin-gles mobiles et disposées en losange, qui s'allongent ou *se resserrent, suivant le mouvement qu’on lui donnepar deux branches qui servent à la tenir. || Ornementen forme de zigzag. j| T. de fortification. Tranchéesconduites par des retours et des coudes, afin que lesassiégés ne puissent en découvrir ni battre la longueur.
ZINC (zink’. Allem. Zinlc), s. m. Métal qui existedans la nature combiné avec le souffre dans la blende,et à l’état d’hydrate et d’oxyde dans la calamine. Lezinc n’était pas connu des anciens. || Fleurs de zinc,zinc sublimé par le feu. || On a écrit zing.
* ZINCAGE ou ZINGAGE, s. m. Action de couvrir dezinc. || Procédé de galvanisation du fer.
* ZINGARI (zin-ga-ri), s. m. Voy. tzingaiu.
«ZINGUER, v. a. Garnir, couvrir de zinc. |( Galvani-ser le fer.
«ZINGUERIE, s. f. Atelier où l’on fabrique le zinc,
|| Commerce de zinc.
* ZINGUEUR, s. m. Ouvrier qui travaille le zinc.«ZINNIA ( Zinn, botaniste allemand), s. m. Petitepiaule d’ornement. || Au pl. Des zinnias.
ZINZOLIN (zin-zo-lin. Esp. cinzolino, de l’arabe djol-jolân, semence du sésame), s. in. Couleur d’un violetrougeâtre. || Adj. Zinzolin, ine. Taffetas zinzolin.
* ZIRCON, s. m. Minéral cristallin, pierre précieuse quiaffecte diverses couleurs ; dite aussi hyacinthe.«ZIRCONIUM (zir-ko-ni-om’), s. m. En chim. Métalqui est d’un gris noirâtre, sans aspect métallique.