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PORT-ROYAL.
les mœurs générales et sa condition particulière étantce qu’on les a vues, il n’y en avait peut-être (parmi cesmoyens employés par elle) que très-peu d’inutiles.Même en se plaçant dans une autre communion , dansun christianisme moins assujetti aux règles extérieureset aux pratiques traditionnelles, pourvu que ce soit en-core un vrai et vif christianisme, c’est-à-dire un chris-tianisme véritablement croyant à la chute, à la rédemp-tion et à 3a Grâce, il n’y a pas trop à s’étonner de lasingularité, tantôt rebutante, tantôt futile en apparence,de ces moyens. La Grâce admise, la Grâce subsistant,et si ce royaume spirituel distinct qui est le sien, et oùil nous faut incessamment désirer d’entrer et d’habiterpar l’esprit, n’est pas chimère, il n’y a pas de petitsmoyens qui aident à y pénétrer; il n’y a pas de moyensabsolus, et autant il est d’âmes humaines à des époqueset dans des situations différentes, autant il peut y avoirde portes différentes aussi, et d’ouvertures même bi-zarres, à cette cloison entre le monde et Dieu, qu’ilfaut forcer. Toute ouverture est bonne, si par là onpénètre. Et même on ne peut, ce semble, pénétrer etêtre digne du seuil que si l’on est décidé au fond àl’atteindre à tout prix et n’importe par quelle ouverture.Je veux dire que, bien qu’il puisse avec raison sembleractuellement inutile à beaucoup de vous, Chrétiens, defaire ce que la mère Angélique croyait nécessaire, de sebrûler les bras, de ne pas quitter la serge ou la bure,de fermer le guichet à son père (comme tout à l’heureon le verra), il est hors de doute que s’il y avait àaccomplir, à atteindre un devoir à travers quelqu’une deces choses d’apparence petite ou répugnante, celle-cidevrait être à l’instant acceptée. Cela même est tropévident. A la guerre, les plus brillants, s’il le faut,restent huit jours quelquefois dans les boues sanschanger d’habit ni se débotter. Eh bien ! dans son con-