AVERTISSEMENT.
elle a vécu, sans dessein de justifier la façon dont jel’ai fait parler françois. Le temps l’a fait pour moi, etles traductions qu’on en a faites en toutes les languesqui servent aujourd’hui à la scène, et chez tous les peu-ples où l'on voit des théâtres, je veux dire en italien,flamand et anglois, sont d’assez glorieuses apologiescontre tout ce qu’on en a dit. Je n’y ajouterai pourtoute chose qu’environ une douzaine de vers espagnolsqui semblent faits exprès pour la défendre. Ils sont dumême auteur qui l’a traitée avant moi, D. Guillem deGastro, qui, dans une autre comédie qu’il intitule /•.’/(•ganarse enganando , fait di re à une princesse de Béarn
Pcro malicias fundadaslin ho tiras mal entendidas
Kiûn cl mondo, que cl tenerApetitos qtte vencerY ocasiones que dexar.Examinait cl valorEn la tnuger, yo dixeraLo que siejito, porque CiteraLtmmicnlo do mi honor.
De tcntaciones veneidasHazcti culpas declaradas :Y asî, la que el descarCon cl résistif apunta,Yence des vezes, si junlaCon el résistif el caliar.
C’est, si je ne me trompe, comme agit Chimèeedans mon ouvrage, en présence du roi et de l’infante.Je dis en présence du roi et de l’infante, pareeque,quand elle est seule, ou avec sa confidente, ou avecson amant, c’est une autre chose. Ses mœurs sont iné-galement égales, pour parler en termes de notre Aris-tote, et changent suivant les circonstances des lieux,des personnes, des temps et des occasions, en conser-vant toujours le même principe.
Au reste, je me sens obligé de désabuser le public dedeux erreurs qui s’y sont glissées touchant cette tra-gédie, et qui semblent avoir été autorisées par mon