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ACTE III, SCÈNE FI.
« l.c Dieu de Polyeuetc et celui de .Yéarque« De la terre et du ciel est l'absolu monarque,
« Seul être indépendant, seul maitie du destin,
« Seul principe éternel, et souveraine lin.
« C’est ce Dieu des chrétiens qu’il faut qu’on remercie« Des victoires qu’il donne à l’empereur Décie;
« hui seul tient en sa main le succès des combats;
« 11 le veut élever, il le peut mettre à bas;
« Sa bonté, son pouvoir, sa justice est immense;
« C’est lui seul qui punit, lui seul qui récompense :
« Vous adorez en vain des monstres impuissants. »
Se jetant à ces mots sur le vin et l’encens,
Après eu avoir mis les saints vases par terre,
Sans crainte de Félix, sans crainte du tonnerre,
D’une fureur pareille ils courent à l’autel,
(lieux! a-t-on vu jamais, a-t-on rien vu de tel!
Du plus puissant des dieux nous voyons la statuePar une main impie à leurs pieds abattue,
Les mystères troublés, le temple profané,
La fuite et les clameurs d’un peuple mutiné 1Qui craint d’être accablé sous le courroux céleste.Félix... Mais le voici qui vous dira le reste s.
PAULINE.
Que son visage est sombre et plein d’émotion !
Qu’il montre de tristesse et d’indignation !
t'ois oyer. Les sessions de l'échiquier de 'Normandie s’appelaient oyeret terminer. (V.)
1 Voir des clameurs; c’est une inadvertance qui n’empêche pas quece récit ne soit animé et bien fait. (V.i — II n’y a point ici d’inadver-tance. Le mot clameurs, placé, comme il l’est, à la suite de plusieursjnots qui sont tous régis par nous voyons , se dérobe, en quelque sorte,dans la foule, et l’art du poëte est d’avoir su le placer de manière quecette licence soit à peine remarquée : dans les récits vifs et animés, elleest familière à tous nos poetes. {P.)
II y a là un grand intérêt : c’est là, encore une fois, ce qui fait lesuccès des pièces de théâtre. (Y.)