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POLYEUCTE.
PAULINE.
Est-ce ainsi que d’un gendre un beau-père est l’appui?
FÉLIX.
Qu’il fasse autant pour soi comme je fais pour lui i.
PAULINE.
Mais il est aveuglé.
FELIX.
Mais il se plaît à l’être.
Qui chérit son erreur ne la veut pas connoître.
PAULINE.
Mon père, au nom des dieux...
FEUX.
Ne les réclamez pas,
Ces dieux dont l’intérêt demande son trépas.
PAULINE.
Ils écoutent nos vœux.
FEUX.
Eli bien! qu'il leur en fasse 2 .
PAULINE.
Au nom de l’empercui’, dont vous tenez la place...
J’ai son pouvoir en main; mais, s’il me l’a commis,C’est pour le déployer contre ses ennemis.
PAULINE.
Polyeucte l’est-il î
FELIX.
Tous chrétiens sont rebelles.
PAULINE.
N’écoutez point pour lui ces maximes cruelles;En épousant Pauline il s’est fait votre sang.
FEUX.
Je regarde sa faute, et ne vois plus son rang.Quand le crime d’État se mêle au sacrilège,l.e sang ni l’amitié n’ont plus de privilège.
t Ce vers est un barbarisme : on dit autant gue , et non pas autantcomme. Soi né se dit qu’à l’indéfini ; il faut faire quelque chose poursoi, il travaille pour lui. (V.) — Cette loi n’est pas sans exception. ( P.)
2 Le lecteur voit sans doute combien tout ce dialogue est vif, pressé,naturel, intéressant; c’est un chef-d’œuvre. |V.)