ACTE V, SCÈNE V.
DOUANTE.
Et tu l’as enduré ?
SABINE.
Ah ! si vous aviez vu comme elle m’a grondée iElle me va chasser, l’affaire en est vidée.
DORANTE.
Elle s’apaisera ; mais pour t’en consoler,
Tends la main.
SABINE.
Eh ! monsieur !
DORANTE.
Ose encor lui parler.
Je ne perds pas sitôt toutes mes espérances.
CLITON.
Voyez la bonne pièce avec ses révérences !
Comme ses déplaisirs sont déjà consolés,
Elle vous en dira plus que vous n’eu voulez.
DORANTE.
Elle a donc déchiré mon billet sans le lire?
SABINE.
Elle m’avoit donné charge de vous le dire ;
Mais, à parler sans fard...
CLITON.
Sait-elle son métier !
SABINE.
Elle n’en a rien fait, et Ta lu tout entier.
Je ne puis si longtemps abuser un brave homme.
CLITON.
Si quelqu’un l’entend mieux, je Tirai dire à Rome.
DORANTE.
Elle ne me hait pas à ce compte ?
SABINE.
M’aime-t-elle?
Elle? non.
DORANTE.
SABINE.
Non plus.
DOSANTE.
Tout de bon ?