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HÉRACLIUS.
Sinon, j’en jure encore, et ne l'écoute plus 1 ,
Sou trépas dès demain punira ses refus.
SCÈNE IV.
PULCHÉRIE, HÉRACLIUS, MARTIA N.
HÉRACLIUS.
Eu vain il se promet que sous cette menaceJ'espère en votre cœur surprendre quelque place 2 :
Votre refus est juste, et j’en sais les raisons.
Ce n’est pas à nous deux d’unir les deux maisons;
D'autres destins, madame, attendent l’un et l’autre :
Ma foi m’engage ailleurs aussi bien que la vôtre.
Vous aurez en Léonce un digne possesseur 3 ;
Je serai trop heureux d’en posséder la sœur.
Ce guerrier vous adore, et vous l’aimez de même;
Je suis aimé d’Eudoxe autant comme je l’aime 4 :
exemple dans le monde d’une pareille proposition : elle paraît d'autantplus extraordinaire, que Phocas a dit qu’on n’a nul besoin de Pu!-chérie. En un mot, eela n’est pas dans la nature. IV.)
t II en jure encore; il n’a pourtant point juré, et il répète, pour lasixième fois, qu’il tuera cette Pulchérie, ou qu’il la mariera. (V.)
2 Que d’incongruités! quel galimatias! quel style! (V.)
3 Le lecteur doit savoir que Léonce, dont on n’a point encore parié,passe pour le fils de Léontine, ancienne gouvernante du prir.ee Iléru-clius, fils de Maurice, et d,u prince Martian, fils de Phocas. On ne saitpoint encore que ce prétendu Léonce a été changé en nourrice, et qu’ilest le véritable Martian. Il eût été à souhaiter peut-être que dès lapremière scène ces aventures eussent été éclaircies ; mais avec un peud’attention il sera aisé de suivre l’intrigue : il est triste qu’on ait besoinde cette attention, qui d’un divertissement nous fait une fatigue,«comme dit Boileau. (V.)
4 Cette Eudoxe est une fille de Léontine, que par conséquent Mar-tian croit sa sœur. On n’a point encore parlé d’elle, et le véritable Hé-raclius, cru Martian, s’occupe ici de l’arrangement d’un double ma-riage. On ne s’arrêtera point à la faute grammaticale aimé autantcomme je l’aime, ni à ces beaux nœuds, ni à cet amour "parfait, ni àces chaînes si belles, à ces captivités éternelles. Quinault a passé pouravoir le premier employé ces expressions, dont Corneille s’était serviavant lui dans presque toutes ses pièces. Il parait étrange que le pu-