HKRACUUS.
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PULCHERIE.
Le tyran, qui veut que je vous voie,
Kl met tout en usage alin de s’éclaircir.
HÉRACI.1US.
t’ar vous-même en ce trouble il pense réussir 1 !
PULCHERIE.
li le pense, seigneur, et ce brutal espère
Mieux qu'il ne trouve un (ils que je découvre un frère * :
Comme si j’étois ülle à ne lui rien celer 3
Oe toul ce que le sang pourrait me révéler‘î
HÊRACUUS.
Puisse-t-il par un trait de lumière fidèleVous le mieux révéler qu’il ne me le révèle 3 !
Aidez-moi cependant, madame, à repousserLes indignes frayeurs dont je me sens presser...
PULCHERIE.
Ah ! prince, il ne faut point d’assurance plus claire;si vous craignez la mort, vous n’êtes point mon frère 6 :
Ces indignes frayeurs vous ont trop découvert.
a parlé avec la plus grande liorreur et le plus profond mépris, et il l’en-' oie tranquillement pour surprendre le secret d’Héraclius. Une telledisparate, un tel changement dans le caractère devrait au moins êtreexcusé, s’il peut l’être, par une exposition pathétique du troubleevtrêmc où est Phocas, et qui le réduit à implorer le secours de Pui—chérie même, sa mortelle ennemie. (Y.)
1 Réussir en un trouble ! (V.)
2 11 faut qu’en effet il soit non-seulement brutal, mais abruti, pouravoir remis ses intérêts entre les mains de Pulchérie. (V.)
3 Tout cela est écrit du style de la comédie, et c’est dans un mo-ment qui devrait être très tragique. (Y.)
•V Un sang qui révèle est une expression bien impropre, bien obscurr,bien irrégulière. Les plus beaux sentiments révolteraient avec un simauvais style. (V.)
5 Voilà trois révèle. Il faut éviter les répétitions, à moins qu’ellesne donnent une grande force au discours; et quHl ne me le fait un sondésagréable. (Y.)
'* Cela est bien subtil; ce ne sont pas là des raisons : elle se pressufrup ; elle joue sur le mot de frayeur. Tout ce que disent ici Héracliusvt tbilchérie n’ajoute rien à l'intrigue, ne conduit en rien an dénoue-ment. Assurance plus claire n’est ni un mot noble, ni le mot propre ;o.i a une ferme assurance, une preuve claire. (V.)