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Chefs-D'Œuvres dramatiques de P. Corneille : Avec les notes de tous les commentateurs
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ACTE V, SCÈNE IV. 3!»

l'ULCHÉIUE.

Ne menace point, je suis prèle à mourir 1.

PHOCAS.

A mourir! jusque-ià je pourrois te chérir®!

N’espère pas de moi cette faveur suprême;

Et pense...

PULCHÉRIE.

A quoi, tyran ?

PHOCAS.

A m’épouser moi-même aAu milieu de leur sang à tes pieds répandu.

PULCHÉRIE.

Quel supplice!

PHOCAS.

II est grand pour toi; mais il t’est dû ».Tes mépris de la mort bravoient trop ma colère.

Il est en toi de perdre ou de sauver ton frère;

Et du moins, quelque erreur qui puisse me troubler,J’ai trouvé les moyens de te faire trembler.

dresse gêne Iléraclius. On ne dit pas non plus, prendre un nom pouraffront, mais pour un affront. {V.)

1 Cette réponse de Pulchérie nous paroît sublime ; et Yoltaire n’ytait aucune attention : il ne s’occupe que du ridicule qu’il croit trouverdans la réplique de Phocas. (P.)

2 Convenons que lien n’est plus outré : un tyran furieux peut biendire à son ennemi qu’il aime mieux le faire languir dans de longssupplices que de lui donner la mort; mais peut-on dire à une fille,.;'/?ne l'aime pas assez pour te faire mourir î ( V.)

* On ne s’attendait point à cette alternative; elle aurait quelque- hose de trop comique, si cette saillie d’un vieillard n’était tout d’uncoup relevée par le vers suivant.

’* Si on ne considère ici que la fille de Maurice, ce n’est guère un|ilus grand supplice pour elle d’être impératrice que d’être bru de l’em-pereur régnant; mais J’âge d’un vieillard qui se présente pour épouxau lieu de son fils pourrait donner du ridicule à ces expressions :Quel supplice ! ~ Il est grand. — Remarquez que cette menace sou-naine et inattendue que Phocas fait à Pulchérie de l’épouser, donnelieu à une dissertation dans la scène suivante. Il semble que l’empe-reur ne laisse Martian, Héraclius et Pulchérie ensemble, que pourleur donner lieu d’amuser la seine en attendant le dénouement. (V.)