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IIÉRACLIUS.
SCÈNE Y.
HÉRACLIUS, MARTIAN, PULCHÉRIE.
PULCHÉRIE.
Le lâche ! il vous flattoit lorsqu'il trombloit dans l’ame.Mais tel est d’un tyran le naturel infâme :
Sa douceur n'a jamais qu’un mouvement contraint;
S’il ne craint, il opprime; et s’il n'opprime, il craint.
L’une et l’autre fortune en montre la foiblesse;
L’une n’est qu’insolence, et l’autre que bassesse LA peine est-il sorti de ses lâches terreursQu’il a trouvé pour moi le comble des horreurs.
Mes frères, puisque enfin vous voulez, tous deux l’être,
Si vous m’aimez en sœur, faites-le-moi paroître.
HÉRACLIUS.
Que pouvons-nous tous deux, lorsqu’on tranche nos jours V
PULCHERIE.
Un généreux conseil est un puissant secours.
MARTIAN.
Il n’est point de conseil qui vous soit salutaireQue d’épouser le (ils pour éviter le père * ;
I.’horreur d’un mal plus grand vous y doit disposer.
PULCHÉRIE.
Qui me le montrera, si je veux l’épouser?
Et, dans cet hyménée à ma gloire funeste,
Qui me garantira des périls de l'inceste ?
MARTIAN.
Je le vois trop à craindre et pour vous et pour nous :
Mais, madame, on peut prendre un vain titre d’époux,Abuser du tyran la rage forcenée,
Et vivre en frère et sœur sous un feint hyménée :l .
1 Si Pulchérie et ces princes étaient des personnages agissants,Pillchérie ne débiterait pas des sentences. Phocas n’a point montré debassesse ; c’est un père qui cherche à connaître son fils ; il n’y a là rien•de bas. (Y.)
2 La syntaxe demandait, il n'est de conseil salutaire pour vous qued'épouser le fils; éviter le père est trop faible. {Y.)
3 Vivre en frère et sœur, cette expression est trop familière, et