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ACTE V, SCÈNE VII.
Le reste, impatient dans sa noble colère,
Enferme la victime; et soudain Exupère,
« Qu’on arrête, dit-il ; le premier coup m’est dû :
« C’est lui qui me rendra l’honneur presque perdu 1 . »
11 frappe, et le tyran tombe aussitôt sans vie,tant de nos mains la sienne est promptement suivie.
11 s’élève un grand bruit, et mille cris confusNe laissent discerner que Vive Héraclius !
Nous saisissons la porte, et les gardes se rendent.
Mêmes cris aussitôt de tous côtés s’entendent;
Et de tant de soldats qui lui servoient d’appui,l’hocas, après sa mort, n’en a pas un pour lui.
PULCHÉRIE.
Quel chemin Exupère a pris pour sa ruine 2 .'
AMINTAS.
Le voici qui s’avance avecque Léontine.
SCÈNE VII.
HÉKACLIUS, MARTIAN, LÉONTINE, PULCHÉRIE,EUDOXE, EXUPÈRE, AMINTAS, troupe.
HÉRACLIUS , à Léontine.
Est-il donc vrai, madame ? et changeons-nous de sort?Amintas nous fait-il un fidèle rapport?
mains la sienne, etc. ; ces expressions, ou impropres, ou incorrectes,ou faibles, énervent le récit, et lui ôtent toute sa chaleur. Oreste, dansV Andromaque , en faisant un récit à peu près semblable, s’exprimeainsi :
A ces mois, qui du peuple attiroient le suffrage,
Nos Grecs n’ont répondu que par un cri de rage ;
L’infidèle s’est vu partout envelopper,
Et je n’ai pu trouver de place pour frapper.
La pureté de la diction augmente toujours l’intérêt. (Y.)
\ Ce presque perdu affaiblit encore la narration. Le spectateur s’em-barrasse trop peu qu’un personnage aussi subalterne qu’Exupère aitpresque perdu son honneur. (V.)
S Prendre un chemin pour une ruine est une expression vicieuse,un barbarisme; et cette réflexion de Pulchérie est trop froide quandN elle apprendra mort de son tyran. {Y.}