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Chefs-D'Œuvres dramatiques de P. Corneille : Avec les notes de tous les commentateurs
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HÉRACLIUS.

HÉHACUUS, à Eudoxe.

Qui que je sois, c’est à vous que je suis.

IULLKT DE CONSTANTINE.rCX-CHÉRIE lit.

« Parmi tant de malheurs mon bonheur est étrange :

« Après avoir donné son fils au lieu du mien,

« Léontine, à mes yeux, par un second échauge,

« Donne encore à Phocas mon fils au lieu du sien.

« Vous qui pourrez douter d’un si rare service,

« Sachez qu’elle a deux fois trompé notre tyran :

« Celui qu’on croit Léonce est le vrai Martiau,

« Et le faux Martian est vrai fils de Maurice L

« Constantine. »

PütClIKKIE, à Héraclius.

Ah ! vous êtes mon frère !

HÉUACUUS, à Pulchério.

Et c’est heureusementQue le trouble éclairci vous rend à votre amant.

UÉONTINE, 1 Héraclius.

Vous en saviez assez pour éviter l’inceste,

Et non pas pour vous rendre un tel secret funeste.

( à Martian. )

Mais pardonnez, seigneur, à mon zèle parfaitCe que j’ai voulu faire, et ce qu'un autre a fait.

MARTIAN.

Je ne m’oppose point à la commune joie :

Mais souffrez des soupirs que la nature envoie.

Quoique jamais Phocas n’ait mérité d’amour,

Un fils ne peut moins rendre à qui l’a mis au jour :

Ce n'est pas tout d’un coup qu’à ce titre on renonce.

propose ici Voltaire nous paroît d’une très grande beauté : il prouve laprofonde cormoissance qu’il avoit des effets du théâtre; èt s’il avoitsouvent développé de pareilles vues, an lieu de s’arrê'er à des critique?»de mots, il eût paru vraiment digne dejuger Corneille. (P.)

1 Tout cela ressemble peut-être plus à une question d’Etat, à rmprocès par écrit, qu'au pathétique d’une tragédie. (Y.)