NICOMEDE.
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NICOMEDE.
Je ne sais de nous deux, seigneur, qui i’a perdu.
ATTALE.
Peux-tu bien me connoître et tenir ce langage?
NICOMÈDE.
Je sais à qui je parle, et c’est mon avantageQue n’étant point connu, prince, vous ne savezSi je vous dois respect, ou si vous m’en devez.
ATTALE.
Ah! madame, souffrez que ma juste colère...
LAODICE.
Consultez-en, seigneur, la reine votre mère :Elle entre.
SCÈNE IIP.
NICOMÈDE, ARSINOÉ, LAODICE, ATTALE, CLÉONE.
NICOMÈDE.
Instruisez mieux ie prince votre fils»
Madame, et diles-lui, de grâce, qui je suis :
Faute de me connoître, il s’emporte, il s’égare;
Et ce désordre est mal dans une ame si rare :
J’en ai pitié.
ARSINOÉ.
Seigneur, vous êtes donc ici 1 2 ?
NICOMÈDE.
Oui, madame, j’y suis, et Métrobate aussi 3 .
ARSINOÉ.
Métrobate! ah, le traître!
1 Presque toute la fin de la scène seconde et le commencement decelle-ci sont une ironie perpétuelle. {Y )
2 C'est une naïveté qui échappe à tout le monde quand on voit quel-qu’un qu’on n’attend pas. Cette familiarité et cette petite négligencedoivent être bannies de la tragédie. (V.)
8 Si Nicomède eût établi dans la première scène que ce Métrobateétait un des assassins gagnés par Arsinoé, ce vers ferait un grand effet;mais il en fait moins, pareequ’on ne connaît pas encore ce Métrobate.
lV.)