NICOMEDE.
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ATTALE.
Ah! seigneur, excusez si, vous connoissant mal '...
NICOMEDE.
Prince, faites-moi voir un plus digne rival 2 .
Si vous aviez dessein d'utlaquer celte place,
Ne vous déparlez point d’une si noble audace :
Mais, comme à son secours je n’amène que moi,
Ne la menacez plus de Rome ni du roi.
Je la défendrai seul ; altaquez-la de môme,
Avec tous les respects qu’on doit au diadème.
Je veux bien mettre à part, avec le nom d’alné,
Le rang de votre maître où je suis destiné ;
Et nous verrons ainsi qui fait mieux un brave homme 3 ,Des leçons d’Annibal, ou de celles de Rome.
Adieu ; pensez-y bien, je vous laisse y rêver.
SCENE IV.
ARSINGÉ, ATTALE , CLÉONE.
AllSINOÉ.
Quoi! tu faisois excuse à qui m’osoit braver!
ATTALE.
Que ne peut point, madame, une telle surprise?
Ce prompt retour me perd, et rompt votre entreprise.
ABSINOE.
Tu l’entends mal, Attale; il la met dans ma main AVa trouver de ma part l’ambassadeur romain;
Dedans mon cabinet amène-lc sans suite s ,
t On connaît mal quand en se trompe au caractère. Laodice dit aCléopâtre: Je vous connaissais mal; Pliotin dit : J’ai mal connuCésar : mais quand on ignore qrel est l'homme à qui l’on parle, altfrftil faut, 70 ne connaissais pas. (V.)
2 Tout ce discours est noble, ferme, élevé : c’est là de la véritablegrandeur; il n’y a ni ironie ni enflure. (V.)
3 Dans la règle, il faut, qui font; et faire mieux un brave hommen’est pas élégant. (V.)
* Tu l’entends mal est comique; et mettre dans la main n’est pasnoble. IV.)
5 Voyez les remarques des autres tragédies’sur le mot dedans,