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Chefs-D'Œuvres dramatiques de P. Corneille : Avec les notes de tous les commentateurs
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ACTE II, SCÈNE I. r.tël

^Souverains dans l’armée, et parmi leurs soldats,

Eont du commandement une douce habitude,

Pour qui l’obéissance est un métier bien rude.

PRUSIAS.

Dis tout, Araspe ; dis que le nom de sujetRéduit toute leur gloire en un rang trop abject 1 ;

Que, bien que leur naissance au Irône les destine,

Si son ordre est trop lent, leur grand cœur s’en mutine » ;Qu’un père garde trop un bien qui leur est dû,

Et qui perd de son prix étant trop attendu ;

Qu’on voit naître de là mille sourdes pratiquesDans le gros de son peuple, et dans ses domestiques 3 ;

Et que, si l’on ne va jusqu’à trancher le coursDe son règne ennuyeux, et de ses tristes jours,

Du moins une insolente et fausse obéissance,

Lui laissant un vain litre, usurpe sa puissance.

AHASPE.

C’est ce que de tout autre il faudrait redouter,

Seigneur, et qu’en tout autre il faudrait arrêter.

Mais ce n’est pas pour vous un avis nécessaire;

Ce prince est vertueux, et vous êtes bon père.

PRUSIAS.

Si je ri’étois bon père, il serait criminel 4 :

> lessus des bras. (V.) — Des cœurs ne saurnient être enflés de bruit :cela est vrai, si l’on prend le mot de bruit dans sa signification la pluscommune ; mais ils peuvent l’être du bruit de leurs combats, c’est-à-dire de la renommer, de la gloire que ces combats leur ont acquise.

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1 Qu‘est-ce que le rang d’une gloire! On ne réduit pas en, on réduit à.Presque tout le style de cette pièce est vicieux ; la raison en est quel’auteur emploie le tonde la conversation familière, dans laquelle onse permet beaucoup d’impropriétés, et souvent des solécismes et desbarbarismes. Le style de la conversation peut être admis dans unecomédie héroïque ; mais il faut que ce soit la conversation des Condé,des La Rochefoucauld, des Retz, des Pascal, des Àrnauld. (Y.)

â L'ordre de qui! de la naissance! Cela ne fait point de sens; etmutine n’est ni assez fort ni assez relevé. (Y.)a Ces expressions n’appartiennent qu’au style familier de la comédie.

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* On retrouve un peu Corneille dans ce<te tirade, quoique la mêmepensée y soit répétée et retournée en plusieurs façons ; ce qui était un