ACTE II, SCÈNE IV. 585
FLAMINIUS.
Comme elle a de l’amour, elle aura du caprice '.
PRUSIAS.
Non, non ; je vous réponds, seigneur, de Laodice :
Mais enfin elle est reine, et cette qualitéSemble exigeCde nous quelque civilité.
J'ai sur elle après tout une puissance entière,
- Mais j'aime à la cacher sous le nom de prière.
Rendons-lui donc visite; et, comme ambassadeur,
Proposez cet hymen vous-méme à sa grandeur 1 2 * 4 .
•le seconderai Rome, et veux vous introduirePuisqu’elle est en vos mains, l’amour ne vous peut nuire s .Allons de sa réponse à votre complimentPrendre l’occasion de parler hautement
1 Et ce vers et l’idée qu’il présente appartiennent absolument à lacomédie. Ce comme revient presque toujours. C’est un style trop in-correct, trop négligé, trop lâche, et qu’il ne faut jamais se permettre.
(N.)
2 II semble qu’il appelle ici la reine Laodice Sa Grandeur, commeon dit Sa Majesté, Son Altesse. (V.)
8 Le pronom elle sé rapporte à Rome, qui est le dernier nom. Laconstruction dit, puisqxte Rome est en nos mains : et l’auteur veutdire.puisque Laodice est en nosmains. (V.)
4 Ces deux vers sont trop mal construits. Le mot de complimentne se peut recevoir dans la tragédie s’il n'est enn ib i par une épithète :pour le mot de civilité, il ne doit jamais entrer dans le style héroïque.Mais ce qui ne peut jamais être ennobli, c'est le rôle de Prusias. {Y...
FIN PU SECOND ACTE.