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nir une révolution par une réforme, Adam Smithpubliait ses immortelles Recherches sur la nature etles causes des richesses des nations. Il créait la véri-table économie politique. Il donnait pour fondement,à la richesse le travail de l’homme; il lui assignaitpour instruments la terre, les capitaux, les ma-chines, l’intelligence; et, la suivant dans toutes sestransformations, il en présentait la théorie la pluscomplète d’après l’observation la plus exacte.
M. Rœderer avait approfondi ces diverses doc-trines et avait adopté la meilleure. Ami de Dupontde Nemours, qui avait rédigé le système de Ques-nay, admirateur de Turgot, il se ht le disciple fran-çais de Smith, et fut l’un des premiers propagateursde ses idées. L’occasion de rendre ses connaissancesutiles a son pays ne tarda point à se présenter. Laquestion du maintien ou de l’abandon des douanesintérieures fut soulevée par la première assembléedes notables. M. llœderer se prononça hardimentpour leur abolition, que Colbert avait désirée sansoser l’entreprendre, et que Turgot avait entreprisesans pouvoir la réaliser. Dans un ouvrage qu’il pu-blia en 1787 sur cette matière, en réponse aux ob-jections faites par l’assemblée provinciale de la Lor-raine, M. Rœderer ne conseilla pas seulement dereculer les douanes jusqu’aux frontières, il prouval’urgence et l’utilité d’une pareille mesure. Cet ou-vrage fut un véritable traité sur le commerce inté-rieur et sur la théorie des douanes. AI. Rœderer
montra que la Hollande prospérait avec un tarif de
m.