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Notices et portraits historiques et littéraires / par M. Mignet
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renl avec une puissance dès lors plus grande auxchoses du second. Bonaparte comprit tout le partiquil pourrait tirer de M. Rœderer. 11 avait dabordvoulu le faire consul avec Cambacérès, pour que lunreprésentât la Constituante et lautre la Conventiondans le gouvernement nouveau, que lun en futladministrateur et lautre le légiste, tandis quil enresterait lui-même le chef politique et le défenseurmilitaire ; mais il avait été arrêté par le nombre desennemis de M. Rœderer, et il sétait borné a prendre,sur sa désignation même, Lebrun, son ancien col-lègue a lAssemblée constituante, comme troisièmeconsul. Lorsque la liste des trente et un premierssénateurs fut formée par Sieyès et Roger-Ducos,ceux-ci y comprirent 31. Rœderer. Le premier con-sul était seul avec lui au moment il reçut cetteliste. « Nacceptez pas votre nomination, dit-il â31. Rœderer; quiriez-vous faire la? Il vaut mieuxentrer au conseil dÉtat. Il y a l'a de grandes chosesa faire. »

M. Rœderer se laissa facilement persuader, et ilfut nommé, quelques jours après, membre du con-seil dEtat et président de la section de lintérieur, se trouvaient des hommes éminents, et il selia damitié avec le frère aîné du premier consul,Joseph Bonaparte. Ce fut un grand moment pour31. Rœderer. Il travailla, sous limpulsion du pre-mier consul, â la pacification des partis et a la réor-ganisation de la France. Cinquante-neuf des mem-bres les plus exaltés du conseil des Cinq-Cents ayant