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suis provisoires, M. Rœderer ne trouva plus lesprojets de Bonaparte d’accord avec les idées deSieyès. Le général Bonaparte admit bien les princi-paux ressorts de la constitution de Sieyès, en les ac-commodant toutefois a ses vues, mais il ne voulut pasconsentir a être le grand et insignifiant électeur uni-versel de France. « Sieyès, Boger-Ducos et moi, dit-ilil M. Rœderer, exercerons le pouvoir exécutif sous lenom de consuls; il n’y a pas besoin d’autre autoritédans le gouvernement. » M. Rœderer transmit cevœu il Sieyès, qui lui répondit ; « Le général Bona-parte, consul et général, entre Roger-Ducos et moi,n’a qu’un coup de coude a donner pour nous mettrede côté. » 11 le chargea en même temps d’annoncera son irrésistible collègue qu’il bornait son ambi-tion a entrer dans le Sénat.
Quel était le rôle destiné a M. Rœderer sous cerégime nouveau, qui avait non-seulement il pacifierles partis, mais a réorganiser la société dissoute,en l’asseyant sur la base de l’égalité civile, a forti-fier l’esprit de liberté par l’esprit de discipline, et àdonner il la France révolutionnaire la science dugouvernement, l’habitude des grandes entrepriseset une longue possession de la gloire? M. Rœderer,doué d’un esprit inventif et organisateur, pouvaitêtre un utile auxiliaire pour le premier consul, quine mit pas seulement alors au service de la Franceson propre génie, mais les rares facultés et la pra-tique supérieure de tous ces hommes qui, s’étantmesurés aux choses du premier ordre, se réduisi-