131
ACTE IV, SCÈNE III.
« Que toujours je vous aimerai.
« ÉRASTE. » ,
Voilà qui m’assurait à jamais de vos feux ;
Et la main et la lettre ont menti toutes deux.
( Elle déchire la lettre. )
CROS-RENÉ.
Poussez.
ÉRASTE.
Elle est de vous. Suffît, même fortune-
MARINETTE à Lucile.
Ferme.
LUCILE.
J’aurais regret d’en épargner aucune.
GROS-RENÉ à Éraste.
N’ayez pas le dernier.
MARINETTE à Lucile.
Tenez bon jusqu’au bout.
LUCILE.
Enfin voilà le reste.
ÉRASTE.
Et y grâce au ciel, c’est tout.
Que sois-je exterminé, si je ne tiens parole 1
LUCILE.
Me confonde le ciel, si la mienne est frivole !
ÉRASTE.
Adieu donc.
LUCILE.
Adieu donc.
MARINETTE à Lucile.
Voilà qui va des mieux.GROS-RENÉ à Éraste.
Vous triomphez.
MARINETTE à Lucile.
Allons, ôtez-vous de ses yeux.GROS-RENÉ à Éraste
Retirez-vous après cet effort de courage.
MARINETTE à Lucile.
Qu’attendez-vous encor ?
GROS-RENÉ à Éraste.
Que faut-il davantage ?
ÉRASTE.
Ah! Lucile, Lucile, un cœur comme le mienSe fera regretter, et je le sais fort bien.
LUCILE.
Éraste, Éraste, un cœur fait comme est fait le vôtre
12