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LE DÉPIT AMOUREUX ,
VALÈRE,
Que regardes-tu là?
MASCARILLE.
C’est qu’il sent le bâton du côté que voilà.
Enfin, si maintenant ma prudence en est crue,
Ne nous obstinons point à rester dans la rue jAllons nous renfermer.
VALÈRE.
Nous renfermer, faquin !
Tu m’oses proposer un acte de coquin ?
Sus, sans plus de discours, résous-toi de me suivre.
MASCARILLE.
Eh ! monsieur mon cher maître, il est si doux de vivre tOn ne meurt qu’une fois, et c’est pour si longtemps !...
VALÈRE.
Je m’en vais t’assommer de coups, si je t’entends.
Ascagne vient ici, laissous-le ; il faut attendreQuel parti de lui-même il résoudra de prendre.
Cependant avec moi viens prendre à la maisonPour nous frotter...
MASCARILLE.
Je n’ai nulle démangeaison.
Que maudit soit l’amour, et les filles mauditesQui veulent en tâter, puis font les chattemites (1) t
SCÈNE y.
ASCAGNE, FROS1NE.
ASCAGNE.
Est-il bien vrai, Frosine, et ne rêvé-je point ?
De grâce, contez-moi bien tout de point en point.
FROSINE.
Vous en saurez assez le détail, laissez faire.
Ces sortes d’incidents ne sont, pour l’ordinaire,
Que redits trop de fois de moment en moment.
Suffit que vous sachiez qu’après ce testamentQui voulait un garçon pour tenir sa promesse,
De la femme d’Albert la dernière grossesse
(i) Ce mot signifie l’affectation d’une contenance humble, douee etflatteuse, pour tromper quelqu’un, ou pour attraper quelque chose.C’est un composé de cata, chatte, et de mitis, doux. Rien ne pouvaitmieux, exprimer une mine douce et flatteuse que ccs deux mots joints-ensemble. ( Mem.) *•