SCÈNE X.
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MADELON.
Ils sentent terriblement bon.
CATIIOS.
Je n’ai jamais respiré une odeur mieux conditionnée.
MASCARILLE.
Et celle-là ? (Il donne à sentir les cheveux poudrés de sa perruque.)
MADELON.
Elle est tout à fait de qualité; le sublime en est touchédélicieusement.
MASCARTLLE.
Vous ne me dites rien de mes plumes! Comment les trou-vez-vous?
CATIIOS.
Effroyablement belles.
MASCARILLE.
Savez-vous que le brin me coûte un louis d’or? Pour moi,j’ai cette manie de vouloir donner généralement sur tout cequ’il y a de plus beau.
MADELON.
Je vous assure que nous sympathisons vous et moi. J’aiune délicatesse furieuse pour tout ce que je porte; et, jusqu’àmes chaussettes, je ne puis rien souffrir qui ne soit delàbonne faiseuse.
MASCARILLE s’écriant brusquement.
Alii! ahi! ahi ! doucement. Dieu me damne, mesdames,c’est fort mal en user; j’ai à me plaindre de votre procédé;cela n’est pas honnête.
CATIIOS.
Qu’est-ce donc ? qu’avez-vous ?
MASCARILLE.
Quoi ! toutes deux contre mon cœur en même temps !M’attaquer à droite et à gauche 1 Ah ! c’est contre le droitdes gens : la partie n’est pas égale ; et je m’en vais crier aumeurtre.
CATIIOS.
Il faut avouer qu’il dit les choses d’une manière particu-lière.
MADELON.
Il a un tour admirable dans l’esprit.
CATIIOS.
Vous avez plus de peur que de mal, et votre cœur crie avantqu’on l’écorche.
MASCARILLE.
Comment, diable! il est écorclié depuis la tête jusqu’auxpieds.