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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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ACTE V, SCÈNE VII.

Quand on ne meùtrien dit, jaurais su vous connaître.Je vous vois tous les traits de cette aimable sœurDont lhymen autrefois mavait fait possesseur ;

Et je serais heureux si la parque cruelleMeût laissé ramener cette épouse fidèle,

Pour jouir avec moi des sensibles douceursDe revoir tous les siens après nos longs malheurs.

Mais puisque du destin la fatale puissanceNous prive pour jamais de sa chère présence ,

Tâchons de nous résoudre, et de nous contenterDu seul fruit amoureux qui men est pu rester.

Il vous touche de près ; et, sans votre suffrage,

Jaurais tort de vouloir disposer de ce gage.

Le choix du fils dOronte est glorieux de soi ;

Mais il faut que ce choix vous plaise comme à moi.

CIIRYSALDE.

Cest de mon jugement avoir mauvaise estime,

Que douter si japprouve un choix si légitime.

ARNOLPHE à part, à Horace.

Oui, je vais vous servir de la bonne façon.

HORACE à part, à Aruolplie.

Gardez, encore un coup...

ARNOLPHE à Horace.

Nayez aucun soupçon.

(Arnolphe quitte Horace pour aller embrasser Oronle.)ORONTE à Arnolphe.

Ah ! que cette embrassade est pleine de tendresse !

ARNOLPHE.

Que je sens à vous voir une grande allégresse !

ORONTE.

Je suis ici venu...

ARNOLPHE.

*

Sans men faire récit,

Je sais ce qui vous mène.

ORONTE.

On vous la déjà dit?

ARNOLPHE.

Oui.

Tant mieux.

ORONTE.

ARNOLPHE.

Votre fils à cet hymen résiste,Et son cœur prévenu ny voit rien que de triste :Il ma même prié de vous en détourner ;