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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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ACTE Y, SCÈNE X.

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ORONTE.

Et quelle lavait fait sur votre charité,

Par un accablement dextrême pauvreté.

CHRYSALDE.

Et lui, plein de transport et lallégresse en lâme,

A fait jusquen ces lieux conduire cette femme.

ORONTE.

Et vous allez enfin la voir venir ici,

Pour rendre aux yeux de tous ce mystère éclairci.

CHRYSALDE à Arnolpbe.

Je devine à peu près quel est votre supplice;

Mais le sort en cela ne vous est que propice.

Si.nêtre point cocu vous semble un si grand bien,

Ne vous point marier en est le vrai moyen.

ARNOLPHE sen allant tout transporté, et ne pouvant parler.Ouf!

SCÈNE X.

ENRIQUE, ORONTE, CHRYSALDE, AGNÈS, HORACE.

ORONTE.

D vient quil senfuit sans rien dire ?

HORACE.

Ah ! mon père,

Vous saurez pleinement ce surprenant mystère.

Le hasard en ces lieux avait exécutéCe que votre sagesse avait prémédité.

Jétais, par les doux nœuds dune ardeur mutuelle,

Engagé de parole avecque cette belle ;

Et cest elle en un mot que vous venez chercher,

Et pour qui mon refus a pensé vous fâcher.

ENRIQUE.

Je nen ai point douté dabord que je lai vue,

Et mon âme depuis na cessé dêtre émue.

Ah ! ma fille, je cède à des transports si doux.

CHRYSALDE.

Jen ferais de bon cœur, mon frère, autant que vous;

Mais ces lieux et cela ne saccommodent guères.

Allons dans la maison débrouiller ces mystères,

Payer à notre ami ses soins officieux,

Et rendre grâce au ciel, qui fait tout pour le mieux.

FIN DE LÉCOLE DES FEMMES.