SCÈNE y.
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galopin.
Je lui dis que vous n’y êtes pas, madame, et il ne veut paslaisser d’entrer.
URANIE.
Et pourquoi dire à monsieur que je n’y suis pas?
GALOPIN.
Vous me grondâtes l’autre jour de lui avoir dit que vous yétiez.
URANIE.
Voyez cet insolent! Je vous prie, monsieur, de ne pascroire ce qu’il dit. C’est un petit écervelé, qui vous a prispour un autre.
LE MARQUIS.
Je l’ai bien vu, madame ; et, sans votre respect, je lui au-rais appris à connaître les gens de qualité.
ÉLISE.
Ma cousine vous est fort obligée de cette déférence.
URANIE à Galopin.
Un siège donc, impertinent !
GALOPIN.
N’en voilà-t-il pas un?
URANIE.
Approcbez-le.
(Galopin pousse le siège rudement, et sort.)
SCÈNE V.
LE MARQUIS, CLIMÈNE, URANIE, ÉLISE.
LE MARQUIS.
Votre petit laquais, madame, a du mépris pour ma per-sonne.
ÉLISE.
Il aurait tort, sans doute.
LE MARQUIS.
C’est peut-être que je paye l’intérêt de ma mauvaise mine :(il rit.) liai, liai, liai, liai.
ÉLISE.
L’âge le rendra plus éclairé en honnêtes gens.
LE MARQUIS.
Sur quoi en étiez-vous, mesdames, lorsque je vous ai in-terrompues?
URANIE.
Sur la comédie de l’École des femmes.