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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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LA CRITIQUE DE LÉCOLE DES FEMMES,

LE MARQUIS.

Je ne fais que den sortir.

CLIMÈNE.

Eh bien! monsieur, comment la trouvez-vous, sil vousplaît?

LF, MARQUIS.

Tout à fait impertinente.

CLIMÈNE.

Ah ! que jen suis ravie !

LF, MARQUIS.

Cest la plus méchante chose du monde. Comment, diable!à peine ai-je pu trouver place. Jai pensé être étouffé à laporte, et jamais on ne ma tant marché sur les pieds.Voyez comme mes canons et mes rubans en sont ajustés, degrâce.

ÉLISE.

U est vrai que cela crie vengeance contre lÉcole desfemmes, et que vous la condamnez avec justice.

LE MARQUIS.

U ne sest jamais fait, je pense, une si méchante comédie.

CRAME.

Ah ! voici Dorante, que nous attendions.

SCÈNE VI.

DORANTE, CLIMÈNE, URANIE, ÉLISE, LE MARQUIS.

DORANTE.

Ne bougez, de grâce, et ninterrompez point votre discours.Vous êtes sur une matière qui, depuis quatre jours, faitpresque lentretien de tontes les maisons de Paris ; et jamaison na rien vu de si plaisant que la diversité des jugementsqui se font-dessus. Car enfin, jai ouï condamner cettecomédie à certaines gens, par les mêmes choses que jai vudautres estimer le plus.

URANIE.

Voilà monsieur le marquis qui en dit force mal.

LE MARQUIS.

Il est vrai. Je la trouve détestable, morbleu! détestable,du dernier détestable , ce quon appelle détestable.

DORANTE.

Et moi, mon cher marquis, je trouve le jugement détes-table.