SCÈNE VII. 383
de si bas, que quelques mots où tout le monde rit, et surtoutcelui des enfants par l’oreille?
CLIMÈNE.
Fort bien.
ÉLISE.
Ah !
LYSIDAS.
La scène du valet et de la servante au dedans de la maisonn’est-elle pas d’une longueur ennuyeuse, et tout à fait imper-tinente ?
LE MARQUIS.
Cela est vrai.
CLIMÈNE.
Assurément.
ÉLISE.
Il a rafson.
LYSIDAS.
Arnolphe ne donne-t-il pas trop librement son argent àHorace P Et puisque c’est le personnage ridicule de la pièce,fallait-il lui faire faire l’action d’un honnête homme?
LE MARQUIS.
Bon. La remarque-est encore bonne.
CLIMÈNE.
Admirable.
ÉLISE.
Merveilleuse.
LYSIDAS.
Le sermon et les maximes ne sont-ils pas des choses ridi-cules , et qui choquent même le respect que l’on doit à nosmystères ?
LE MARQUIS.
C’est bien dit.
CLIMÈNE.
Voilà parlé comme il faut.
ÉLISE.
Il ne se peut rien de mieux.
LYSIDAS.
Et ce monsieur de la Souche, enfin, qu’on nous fait unhomme d’esprit, et qui paraît si sérieux en tant d’endroits,ne descend-il point dans quelque chose de trop comique et detrop outré au cinquième acte, lorsqu’il explique à Agnès laviolence de son amour, avec ces roulements d’yeux extrava-gants, ces soupirs ridicules, et ces larmes niaises qui fontvire tout le monde ?