Buch 
Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
Entstehung
Seite
645
JPEG-Download
 

ACTE III, SCÈNE VII.

r>45

SCÈNE VIL

. GERONTE,SGANARELIÆ.

GÉRONTE.

Quelles drogues, monsieur, sont celles que vous venez dedire ? Il me semble que je ne les ai jamais ouï nommer.

SGANARELLE.

Ce sont drogues dont on se sert dans les nécessités urgentes.

GÉRONTE.

Avez-vous jamais vu une insolence pareille à la sienne ?

SGANARELIÆ.

Les filles sont quelquefois un peu têtues.

GÉRONTE.

Vous ne sauriez croire comme elle est affolée de ce Léandre.

SGANARELLE.

La chaleur du sang fait cela dans les jeunes esprits.

GÉRONTE.

Pour moi, dès que jai eu découvert la violence de cetamour, jai su tenir toujours ma fille renfermée.

SGANARELLE.

Vous avez fait sagement.

GÉRONTE.

Et jai bien empêché quils naient eu communication en-semble.

SGANARELLE.

Fort bien.

GÉRONTE.

Il serait arrivé quelque folie, si] javais souffert quils sefussent vus.

SGANARELLE.

Sans doute.

GÉRONTE.

Et je crois quelle aurait été fille à sen aller avec lui.

SGANARELLE.

Cest prudemment raisonné.

GÉRONTE.

On mavertit quil fait tous ses efforts pour lui parler.

SGANARELLE.

Quel drôle !

GÉRONTE.

Mais il perdra son temps.

SGANARELLE.

Ah 1 ali !