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LE MÉDECIN MALGRÉ LUI,
CÉRONTE.
Et j’empêcherai bien qu’il ne la voie.
SGANARELLE.
Il n’a pas affaire à un sot, et vous savez des rubriquesqu’il ne, sait pas. Plus lin que vous n’est pas bête.
SCÈNE VIII.
LUCAS;GÉRONTE, SGANARELLE.
LUCAS.
Ah ! palsanguenne, monsieu, vaioi bian du tintamarre ;votre fille s’en est enfuie avec son Liandre. C’était lui quiétait l’apothicaire, et v’ià monsieu le médecin qui a fait cettebelle opération-là.
GÉRONTE.
Comment ! m’assassiner de la façon ! Allons, un commis,saire, et qu’on empêche qu’il ne sorte. Ah! traître, je vousferai punir par la justice.
LUCAS.
Ah ! par ma fi , monsieu le médecin , vous serez pendu : nebougez de là seulement.
SCÈNE IX.
MARTINE, SGANARELLE, LUCAS.
MARTINE à Lucas.
Ah ! mon Dieu ! que j’ai eu de peine à trouver ce logis !Dites-moi un peu des nouvelles du médecin que ie vous aidonné.
LUCAS.
Le v’ià qui va être pendu.
MARTINE.
Quoi ! mon mari pendu ! Hélas ! et qu’a-t-il fait pour cela?
LUCAS.
U a fait enlever la fille de notre maître.
MARTINE.
Hélas ! mon cher mari, est-il bien vrai qu’on te va pendre
SGANARELLE.
Tu vois. Ah !
MARTINE.
Faut-il que tu te laisses mourir en présence de tant de gens?
SGANARELLE.
Que veux-tu que j’y fasse?