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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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ACTE III, SCÈNE XI

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MARTINE.

Encore, si tu avais achevé de couper notre bois, je pren-drais quelque consolation.

SG AN AR ELLE.

Retire-toi de, tu me fends le cœur !

MARTINE.

Non, je veux demeurer pour tencourager à la mort; et jene te quitterai point que je ne taie vu pendu.

SGANARELLE.

Ah!

SCENE X.

CÉRONTE, SGANARELLE, MARTINEGÉRONTE à Sganarelle.

Le commissaire viendra bientôt, et lon sen va vous mettreen lieu lon me répondra de vous.

SGANARELLEà genoux.

Hélas! cela ne se peut-il point changer en quelques coupsde bâton ?

GÉRONTE.

Non, non; la justice en ordonnera. Mais que vois-je?

SCÈNE XI.

A

GÉRONTE , LÉANDRE, LUCINDE , SGANARELLE, LUCAS ,MARTINE.

LÉANDRE.

Monsieur, je viens faire paraître Léandre à vos yeux, etremettre Lucinde en votre pouvoir. Nous avons eu desseinde prendre la fuite nous deux, et de nous aller marier ensem-ble; mais cette entreprise a fait place à un procédé plus hon-nête. Je ne prétends point vous voler votre fille, et ce nestque de votre main que je veux la recevoir. Ce que je vousdirai, monsieur, cest que je viens fout à lheure de recevoirdes lettres par japprends que mon oncle est mort, et queje suis héritier de tous ses biens.

GÉRONTE.

Monsieur, votre vertu mest tout à fait considérable, et jevous donne ma fille avec la plus grande joie du monde.