CHOISIES. Lin. III.
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F A B L E VII.
L’Ivrogne ït sa Femme.
(^/hacun a fon défaut où toujours il revient: •Honte ni peur n’y remédie.
Sur ce propos, d’un conte il me fouvient :
Je ne dis rien que je n’appuieDe quelque exemple. Un fuppôt de BacchusAltéroit fa fanté, fon efprit & fa bourfe.
Telles gens n’ont pas fait la moitié de leur courfe,Qu’ils font au bout de leurs écus.
Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille,
Avoit laide fes fens au fond d’une bouteille,
Sa femme l’enferma dans un certain tombeau.
Là, les vapeurs du vin nouveauCuvèrent à loifir. A fon réveil il treuveL’attirail de la mort à l’entour de fon corps,
Un luminaire, un drap des morts.
Oh! dit-il, qu’eft-ceci? ma femme eft-elle veuve?Là-deflus, fon époufe, en habit d’Ale&on,Mafquée, .& de fa voix contrefaifant le ton,
Vient au prétendu mort, approche de fa bière,
Lui préfente un chaudeau propre pour Lucifer.