FABLES CHOISIES.
LIJ^RE TROISIEME.
FABLE I.
Le Meunier, son Fils, et l’Ane.
A. M. D. M.
JU invention des Arts étant un droit d’aînefle,Nous devons l’Apologue à l’ancienne Grece : .
Mais ce champ ne fe peut tellement moiflonner,Que les derniers venus n’y trouvent à glaner.
La feinte eft un pays plein de terres déferres:
Tous les jours nos Auteurs y font des découvertes.Je t’en veux dire un trait allez bien inventé :Autrefois à Racan Malherbe l’a conté.
Ces deux rivaux d’Horace, héritiers de fa lyre,Difciples d’Apollon, nos Maîtres, pour mieux dire,Se rencontrant un jour tout-feuls & fans témoins;(Comme ils fe confioient leurs penfers & leurs foins)
A