CHOISIES. Lh. III.
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FABLE XVIII.
Le Chat et un vieux Rat.
_ ^jj^’ai , chez un conteur de fables,Qu’un fécond Rodilard, l’Alexandre des chats,L’Attila, le fléau des rats,
Rendoit ces derniers miférables.
J’ai lû, dis-je, en certain auteur,
Que ce chat exterminateur,
Vrai Cerbere, étoit craint une lieue à la ronde :
Il vouloir de fouris dépeupler tout le monde.
Les planches qu’on fufpend fur un léger appui,
La mort aux rats, les fouricieres,N’étoient que jeux au prix de lui.Comme il voit que dans leurs tanièresLes fouris étoient prifonnieres,
Qu’elles n’ofoient fortir, qu’il avoir beau chercher ;Le galant fait le mort, & du haut d’un plancherSe pend la tête en bas. La bête fcélérateA de certains cordons fe tenoit par la pâte.
Le peuple des fouris croit que c’efl; châtiment,Qu’il a fait un larcin de rôt ou de fromage,