DU COMTE MARSIGLl
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Bétail par des hommes destinés à leconduire , tout cela réussit le mieux dumonde <Sí en très peu de tems ; mais il»e faut pas demander si la fraieur s’enétoit mêlée, car un bruit épouvantablefait d’un mélange de cris d’Hommes,de Femmes, du hennissement des Che-vaux , du mugissement interrompu dugros Bétail , & renforcé en l’air paríes échos du Rivage , élevé aux côtés,égaloit le charivaris le plus confus 6cle plus éffroiable. Le spectacle auroitété le plus agréable 6c le plus curieuxpour une personne qui l’eut pu voirde sang froid ; & sans y être aussi in-terrestee que l’étoient ces pauvres Es-claves» Après le passage du Lac , oncontinua la route jusqu’au Camp deMichel Abasti , Prince de Transylva-nie , c’est à lui que les Turcs avoientlaissé la Garde de leur Pont fur leRaab;ce Camp étoit en face de Javarin : Quel-ques Tartares conduisirent nôtre Com-te en présence de Son Altesse pour lolui offrir argent comptant; il en fiit in-terrogé par plusieurs reprises fur fa Pa-ls trie,