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lia LA VIE

balancer en faire le trajet, si Pori nevouloir pas prendre un grand détour jil n’étoit nullement giiiable, au contrai-re fa profondeur étoit énorme , & falargeur d’une portée de fusil ; voici lamaniéré avec laquelle ce dangereux pasfût franchi ; le hazard présenta siir le bordtrois petites Barques, mais elles ne pu*rent lervir qn'à passer les Femmes decondition & les plus délicates, les au*tres partagèrent le même fort des Hom-mes 5 l'on fit de petits radeaux de ro-fçaux & de joncs liés ensemble, avec unepromptitude admirable ; & ils dévoientservir aux bardes des soldats particu-liers , car chacun fe dépouilla tout nud,chaque Esclave , homme ou femme,étoit instruit de ce qu’il lui falloit faire,c’étoit de s’attacher avec les deux mainsà la queue d’un cheval, & de tenir fer-me les. genoux repliés fur l’éstomac ,dans le teins qu un soldat couché dessusde son long le guideroit à la nage :l’on avoit distribué les endroits du Tra-jet , ici paífoient les Esclaves de la ma-niéré qu’on vient de le dire , & là le

Le-