DU COMTE MARSIGU. 119
travaux du Siégé ; cette obligation desEsclaves est ce qu'on nomme Bieglikparmi les Turcs , on l’éxige avec sévé-rité à coups de bâton , qu’il fauteíïuier selon le caprice des conducteurs,leur .compassion néanmoins se réveil-le quelques fois , & son y gagne quel-ques aumônes par ci, par là.
Déja le Siégé trainoit en longueur ,& la mésintelligence se gliísoit parmiles Généraux , rejettant les fautes quis’y commcttoient les uns fur les autres,comme il arrive d’ordinaire , lorsqueles affaires prennent un mauvais pli.Ee Comte Starenberg faisoit des sortiessi heureuses que les Turcs trou voientdétruits le matin les ouvrages , qu’ilsavoient faits le soir , ce qui donnoittout le loisir au Roi de Pologne < 5 t auxautres Alliés de préparer le secours :c'est aussi ce que n’ignoroit pas le Grand-Visir ; son embarras n’étoit pas petit,car il avoit eu aster de témérité pours’en promettre tout le succès , malgréle sentiment de quelques personnes d’ex-périence, qu’il avoit été obligé de com-h 4 bat-